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«30 jours max»: bien lourd!

«30 jours max»: bien lourd!
AFP

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Le problème avec les comédies françaises qui se veulent «branchées», c'est qu’elles accumulent les plaisanteries au ras de la ceinture. On le sait dès la première scène (une répétition d’une déclaration d’amour): «30 jours max» n’a pas la prétention d’être autre chose qu’une comédie qui ne vole jamais bien haut. 

Rayane (Tarek Boudali) est un policier plutôt craintif. Secrètement amoureux de sa collègue Stéphanie (Vanessa Guide), il se fait mordre par un rat et apprend alors qu’il ne lui reste plus qu’un mois à vivre... d’où le titre. Oubliant toutes ses peurs, il se met alors à traquer un patron d’un réseau de vente de drogue avec son partenaire Tony (Philippe Lacheau).

On le sait, l’humour français (de France) tourne généralement autour du sexe, des femmes (lisez misogynie) et des gays (lisez homophobie). «30 jours max» n’échappe donc pas à ces travers qui passent bien mal chez nous.

On ne rit pas lorsque la grand-mère de Rayane (Marie-Anne Chazel) se lance dans des vidéos en ligne sur l’épilation intime, lorsqu’une prostituée (Chantal Ladesou) opère de son camion, ni lorsque son fils (Julien Arruti) se fait traiter de «suceuse» (à la fin du film), ni même lors de scènes avec les faux seins de Tony.

Le personnage de Linda (Reem Kherici), ex de Rayane squattant chez lui, n’est pas avantagé non plus. Cervelle vide, elle passe son temps à obséder sur les réseaux sociaux, l’apparence et les futilités. Quant à la scène «musicale» du film, elle ne sert (évidemment) qu’à montrer pendant de (trop) longues minutes les postérieurs dénudés de plusieurs figurantes. Pour la finesse, on repassera.

Passées ces différences culturelles (nous pourrions presque parler de «fossé») et qui, de temps à autre, mériteraient un sous-titrage de traduction afin de faciliter la compréhension des expressions d’argot, que reste-t-il? Les scènes d’action, dont certaines sont au ralenti afin de parodier les films du genre, ne proposent rien qu’on ait déjà vu ailleurs, qu’il s’agisse de se trouver sous une voiture qui roule, dans un combat avec un adversaire beaucoup plus fort ou lors d’une poursuite en voiture.

Bref, le résultat est un mélange de lourdeur et de reliquats d’une période qu’on pensait révolue.

  • Note: 1 sur 5
  • «30 jours max» a pris l’affiche dans les salles obscures du Québec.