/sports/opinion/columnists
Navigation

Ce n’est pas la fin pour Drouin

Maple Leafs vs Canadiens
Photo d’archives, Martin Chevalier Jonathan Drouin a pris une pause, et je suis persuadé qu’il reviendra en force avec le Canadien.

Coup d'oeil sur cet article

Jonathan Drouin a pris une pause. Déjà, plusieurs estiment qu’il a croulé sous la pression montréalaise et que c’est fini pour lui avec le Canadien. Permettez-moi d’être en total désaccord avec ces spéculations. À mon avis, l’attaquant québécois a quitté et il reviendra plus fort.

Après tout, personne à l’externe ne connaît réellement les raisons qui ont poussé le numéro 92 du Canadien à se retirer pour une période indéterminée.

Une chose est évidente, toutefois : Drouin traversait des moments extrêmement difficiles sur la patinoire. On avait l’impression qu’il avait perdu ses repères et qu’il ne se servait plus adéquatement des qualités qui font de lui un athlète dominant.

Les critiques étaient virulentes dans les dernières semaines. Certains partisans s’acharnaient sur lui par le biais des réseaux sociaux et quoi qu’en disent les joueurs, ils lisent ce qui s’écrit sur eux sur ces différentes plateformes. J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi certaines personnes éprouvent un malin plaisir à s’acharner sur un joueur que l’on sait déjà dérangé. Sans aucun doute, sa confiance était à son plus bas niveau.

Je suis heureux, dans un sens, que Drouin n’ait pas eu à vivre avec les huées de la foule du centre Bell cette année. Ça, ça aurait pu le détruire complètement un peu comme ça avait été le cas avec Patrice Brisebois. Le traitement injuste que lui réservait la foule montréalaise était devenu invivable et il avait dû quitter le marché montréalais.

POURQUOI ?

Ne vous inquiétez pas, je reviendrai sur Drouin et sur les raisons qui me forcent à croire qu’il reviendra à Montréal et contribuera à nouveau.

Avant, j’aimerais poser la question suivante : est-ce qu’il vaut mieux pour un joueur québécois éviter Montréal à tout prix ?

Personnellement, j’ai toujours pensé que c’était un endroit agréable où jouer... quand le club va bien. Quand ça va mal, c’est autre chose et l’arrivée des médias sociaux n’aide en rien.

De plus, on en demande toujours plus aux Québécois qui jouent à Montréal. Ils sont constamment dans les médias ce qui, croyez-moi, fait l’affaire de beaucoup d’autres joueurs qui, pendant ce temps, peuvent se concentrer sur leur jeu.

REPOS 

Ceci étant dit, je continue de croire que Drouin a le potentiel d’être une pièce importante du Canadien. Je l’ai vanté sans réserve quand il jouait pour le Lightning de Tampa Bay et j’étais fou de joie quand j’ai appris que le Tricolore avait fait son acquisition.

Par contre, le joueur que j’avais appris à aimer était méconnaissable récemment. On sentait qu’il avait perdu sa fougue, son plaisir de jouer au hockey, et ça se ressentait dans ses entrevues avec les médias.

Je ne veux pas spéculer, mais il semblait malheureux.

Maintenant, je suis convaincu que de prendre un pas de recul et de voir la vague d’amour qu’il a, ironiquement, reçue sur les médias sociaux dans les derniers jours, va l’aider à se remettre sur pieds.

SÉRIES 

Qui sait, peut-être reviendra-t-il, la tête libre, en séries éliminatoires ?

Jonathan Drouin a trop de talent pour que ça ne fonctionne pas avec le Canadien. L’important, maintenant, c’est de s’assurer de prendre soin de lui. On semble oublier qu’il n’a que 26 ans et qu’il est dans la fleur de l’âge.

Si cette pause peut lui permettre de se libérer de ce qui le dérange en ce moment, les partisans du Tricolore vont retomber en amour avec Jonathan Drouin.

Et vice-versa.

— Propos recueillis par Kevin Dubé.

Les échos de Bergie

Hartley, un gagnant

Bob Hartley a remporté la coupe Gagarine dans la KHL. Une autre preuve que cet homme passionné ne connaît rien d’autre que la victoire ! Il a entre autres gagné la coupe du Président dans la LHJMQ, la coupe Stanley, la coupe Calder et le championnat de la Ligue nationale A de Suisse, en plus de la coupe Gagarine. Ah et, j’oubliais le plus important : nous avons aussi gagné ensemble la série Montréal-Québec ! Bob est un passionné et tout ce qu’il entreprend, il le fait à 100 %. Je me souviens que parfois, nous allions souper et Bob quittait avant tout le monde pour aller poursuivre son analyse des vidéos des matchs. Je ne peux pas croire qu’il ne recevra pas un coup de fil d’une équipe de la LNH. Je le répète souvent mais un entraîneur est payé pour gagner, et c’est ce que Bob fait, partout où il passe.

Avec Roy ? 

Par ailleurs, on a appris cette semaine que Patrick Roy avait fait appel aux services de l’agent Neil Glasberg afin de lui dénicher une opportunité de revenir dans la LNH. Je ne sais pas pour vous, mais il me semble qu’un duo Roy-Hartley, avec Patrick comme directeur général et Bob comme entraîneur-chef, pourrait faire de grandes choses. Les deux hommes ont gagné la coupe Stanley ensemble avec l’Avalanche du Colorado et ont encore une belle relation. Une chose est sûre, c’est que ça brasserait de temps en temps dans le bureau !

Huberdeau : Wow !

On en parle très peu, mais Jonathan Huberdeau connaît une saison exceptionnelle avec les Panthers de la Floride. Mardi dernier, il a récolté cinq points face aux Predators de Nashville et, avant les matchs d’hier soir, il venait au huitième rang des pointeurs de la LNH. Dommage qu’on n’en parle pas plus mais, pour moi, Huberdeau est devenu un candidat logique pour représenter le Canada aux prochains Jeux olympiques de 2022. Et tant qu’à parler des joueurs qui m’impressionnent, un dernier mot sur Brady Tkachuk. Mercredi soir, il a récolté un tour du chapeau à la Gordie Howe (un but, une passe, une bagarre). Je pense qu’on peut maintenant affirmer sans avoir peur de se tromper qu’il sera le prochain capitaine des Sénateurs d’Ottawa.