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Cormoran fou

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Je suis pratiquement né dans le bois, angle bouleau et épinette. Une majeure partie de mon enfance est passée avec des bucherons, gens de moulin à scie, des pêcheurs, des chasseurs et des amants de la nature. 

En forêt, je suis chez moi. Rien n’est parfait. J’ai peur des ours et il y a un oiseau que je déteste à m’en confesser : le cormoran. Si ce n’était que de moi, on aurait le droit de le faire disparaître de la planète. 

D’abord, il est laid comme ça s’peut pas. Il a une face de tueur, un bec de méchant et son plumage est noir comme le poêle. Mais ce ne sont pas là ses moindres défauts. Son plaisir illimité est de manger de la perchaude. 

Il en avale au moins une livre par jour. Le cormoran est une sorte de corbeau qui se balade à environ 80 kilomètres-heure au-dessus des plans d’eau et avec un radar extraordinairement dégueulasse, il détecte la présence des bancs de perchaudes. Il plonge et peut rester sous l’eau jusqu’à deux minutes avant de revenir en surface la gueule et le gosier pleins de bébés perchaudes. 

Il en bouffe comme un cochon. À un tel point que, depuis maintenant 9 ans, la pêche de ce délicieux poisson est devenue interdite sur le lac Saint-Pierre. On a craint sa disparition. Les humains n’ont plus le droit à la perchaude, mais les cormorans, eux, se gavent toujours à volonté. 

Tu dis le mot « cormoran » devant les amis de Notre-Dame de Pierreville et ils viennent les oreilles chaudes, la face rouge comme une tomate et ils pompent l’huile.

VOLEUR POLLUANT

Ils jalousent sérieusement l’Ontario où depuis quelques mois, on autorise la chasse aux cormorans, un oiseau qui peut vivre jusqu’à 20 ans. Un chasseur a le droit d’en abattre jusqu’à 15 par jour.

Non seulement le cormoran bouffe sans vergogne dans notre réserve de poissons, mais sachez qu’en plus ses excréments détruisent la végétation. Je vous le dis, il fait tout pour se faire détester.

Savez-vous pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que je viens d’en voir deux dans l’étang en arrière de chez moi. Je capote.

TANT QU’À Y ÊTRE

  • Tellement démoralisé, bientôt, on arrivera à la SAQ avec une prescription.
  • Avec un condo de 3 millions, les recettes d’Éric Salvail n’étaient pas juste pompettes.
  • Si je comprends bien, il faut tenir bon dans le lâcher-prise.
  • Cuisiner sur le BBQ. Quelle belle façon de joindre l’utile à la grillade.
  • Quel est le contraire de zipper ? Zé pas peur.
  • Maudit que ça fait du bruit ouvrir une canette de bière à l’église.
  • Chez le Canadien, l’attaque à 5 n’est pas nécessairement un jeu de puissance.
  • Soupers à la chandelle ce soir et demain. L’Hydro devrait me rebrancher lundi.
  • Démoralisant de ce temps-là. Tout le monde ressemble à sa photo de passeport.
  • C’était le bon temps quand on allait sur les plages de la Floride et que Rodger s’étendait sur sa débarbouillette.