/world/europe
Navigation

Journée internationale des travailleurs: des manifestations en Europe, malgré la COVID

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021

Coup d'oeil sur cet article

Des manifestations ont célébré samedi, en France, en Espagne et à Berlin, la journée internationale des travailleurs en dépit des restrictions imposées par la pandémie de COVID-19.

En France, les cortèges ont rassemblé, selon le syndicat CGT, plus de 170 000 personnes, un chiffre que le gouvernement estime plutôt à un peu plus de 106 000. 

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

À Paris, peu avant le départ du cortège de plusieurs milliers de personnes, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a rappelé qu’il y avait eu « beaucoup de frustration » l’an dernier avec un 1er-Mai confiné. Il s’est réjoui de reprendre ainsi les « bonnes habitudes ». 

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

De brefs affrontements ont opposé, dans plusieurs villes, dont Paris, des membres de la mouvance d’extrême gauche violente Black Block et les forces de l’ordre, avec des jets de grenades lacrymogènes et quelques arrestations.  

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

En Espagne, le nombre de participants aux manifestations a été limité pour cause de pandémie : ils étaient ainsi un millier à Madrid, entre la mairie et la place de la Puerta del Sol. 

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

Dans la capitale allemande, une manifestation à l’appel de la gauche et de l’extrême gauche a rassemblé quelque 5 000 personnes, selon la police qui s’était déployée en masse avec 5 600 policiers par crainte d’éventuels débordements.

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

Une vingtaine de rassemblements étaient prévus à Berlin, avec des mots d’ordre allant de la hausse des loyers à la politique migratoire en passant par l’opposition aux mesures de restrictions liées à la pandémie.

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

Beaucoup de raisons de manifester   

La CGT, qui a comptabilisé en France près de 300 manifestations, avait appelé, avec les syndicats FO, FSU et Solidaires à faire de ce 1er-Mai une journée «pour l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix dans le monde».

Des manifestants affrontent la police lors du rassemblement annuel du 1er mai (fête du Travail) à Paris le 1er mai 2021.
AFP
Des manifestants affrontent la police lors du rassemblement annuel du 1er mai (fête du Travail) à Paris le 1er mai 2021.

Emploi, salaires, gestion de la crise COVID par le gouvernement, restrictions des libertés... : dans les cortèges, les revendications étaient variées, la contestation de la réforme de l’assurance-chômage, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, revenant de façon récurrente. 

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

«On a beaucoup de raisons de venir manifester : le contexte sanitaire, social, l’appauvrissement global de la société», a affirmé à Lyon (centre-Est) Ivan Gineste, 50 ans, employé dans un lycée de la ville. 

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

Dans le cortège à Strasbourg (Est), Clarisse Daull, retraitée de l’édition, a rapporté avoir eu envie « de venir deux fois », ayant « beaucoup souffert de ne pas défiler l’an dernier ». « Depuis un an, il n’y a qu’un seul sujet, c’est la COVID » alors que « les travailleurs continuent à souffrir », a-t-elle déploré.

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

Mettant en avant le risque sanitaire, un autre important syndicat, la CFDT, avait opté pour un rassemblement virtuel sur Facebook avec des militants.

Un homme tient une torche de fumée lors d'une manifestation marquant la Journée internationale des travailleurs à Barcelone le 1er mai 2021
AFP

Dans la capitale espagnole, les dirigeants syndicaux Pepe Alvarez (UGT) et Unai Sordo (CCOO), dans leurs discours, ont demandé au gouvernement de tenir des engagements pris, mais différés par la pandémie, comme renoncer à une réforme controversée des lois sur le travail, augmenter le salaire minimum et adopter une loi sur l’égalité de salaire homme-femme.

Le vice-premier ministre espagnol et ministre du Travail et de l'Économie sociale Yolanda Diaz, le vice-premier ministre espagnol et ministre de la présidence et des relations avec le Parlement Carmen Calvo et le ministre espagnol des transports, de la mobilité et de l'agenda urbain Jose Luis Abalos à une manifestation marquant la fête du Travail à Madrid le 1er mai 2021.
AFP
Le vice-premier ministre espagnol et ministre du Travail et de l'Économie sociale Yolanda Diaz, le vice-premier ministre espagnol et ministre de la présidence et des relations avec le Parlement Carmen Calvo et le ministre espagnol des transports, de la mobilité et de l'agenda urbain Jose Luis Abalos à une manifestation marquant la fête du Travail à Madrid le 1er mai 2021.

La ministre du Travail Yolanda Diaz, qui s’est adressée aux manifestants à Madrid, a déclaré que « ce 1er mai n’est pas n’importe quel jour, parce que les valeurs d’emploi digne, de solidarité, d’égalité et de justice sociale (...) sont sans aucun doute les réponses les plus efficaces à la crise sociale et économique que nous traversons ».