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Justin Trudeau ne va pas attendre éternellement

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En début de semaine, le gouvernement libéral a survécu à un troisième vote de confidence portant sur le budget Freeland. Il est fort à parier que Justin Trudeau aurait aimé être défait par les oppositions, mais le NDP n’allait pas lui offrir une élection sur une plateau d’argent.  

Depuis le début de l’année, les libéraux mènent dans tous les sondages. Les libéraux creusent même leur écart avec les conservateurs d’Erin O’Toole. 

Avec une avance entre six et douze points, les libéraux peuvent rêver à la majorité. 

La « prime vaccination »

L’avance grandissante des libéraux réside du côté des 55 ans et plus. Cet électorat normalement plus favorable aux conservateurs voterait pour les rouges, si l’élection avait lieu maintenant. 

Les gains effectués dans ce groupe d’âge pour les troupes de Justin Trudeau sont peut-être le fruit de la vaccination. 

Cependant, cet état de grâce envers Justin Trudeau, qui avait le mandat de nous approvisionner en vaccins, peut être éphémère. Car, au-delà du sentiment que la fin approche avec cette pandémie, qui n’en finit plus de finir, les vrais défis sont encore devant nous. 

C’est à ce moment que les Canadiens se demanderont si M. Trudeau est l’homme de la situation pour faire face à l’après-crise. 

Pendant que les provinces comme l’Ontario font face à des décisions difficiles de reconfinement, il ne faudrait pas oublier que le fédéral n’a pas toujours frappé pour mille. 

À juste titre, on peut se demander si l’arrivée tardive des vaccins, en début d’année, n’a pas amplifié la hauteur de la troisième vague. 

La meilleure fenêtre se referme

Il ne fait aucun doute qu’une élection au début du mois de juin était le meilleur scénario pour les membres de l’équipe Trudeau. Ils auraient profité de la vaccination, qui bat son plein, et d’un budget rempli de bonbons. 

Le chef libéral a dit non à une élection l’automne dernier et la troisième vague le prive d’un scrutin ce printemps. Il doit se rabattre sur la fin de l’été. 

À ce moment, le contexte risque d’être moins favorable pour lui. Justin Trudeau risque de s’en mordre les doigts et se demander pourquoi il n’a pas lancé le pays en élection auparavant.