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Nous payons pour des pollueurs irresponsables

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Au Québec, on compte 775 puits pétroliers et gaziers abandonnés. Un sur trois est introuvable. C’est ce que nous apprenait un rapport du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles rendu public cette semaine.

Beaucoup d’argent

Qui paiera la facture pour sécuriser les sites pollués et polluants ? Nous, les contribuables. Des dépenses de 10 millions sont déjà prévues pour cette année seulement.

En économie, on parle d’externalisation des coûts environnementaux. On privatise les profits et on socialise les coûts. En d’autres mots, la société dans son ensemble paie pour ramasser les gâchis des compagnies. Cela arrive fréquemment lorsque les règles du jeu ne protègent pas le bien commun. 

Voilà pourquoi il est nécessaire de réglementer et de faire appliquer le principe de pollueur-payeur. C’est le rôle des gouvernements. N’en déplaise aux puissants lobbys gaziers et pétroliers dont la mission est de maximiser les profits de leurs clients.

Pollution

De tous les puits qui ont pu être localisés, au moins un sur six est source de pollution. 

Plusieurs puits abandonnés laissent fuir du méthane, un puissant gaz à effet de serre. On sait pourtant que les changements climatiques vont coûter cher à toute la société. En vies humaines et en argent.

Localement, certains puits abandonnés contaminent le sol et l’eau. La situation est particulièrement problématique en Gaspésie, où il s’en trouve 40. 

Qu’en est-il des 241 puits « non localisables » dont on parle dans le rapport ? 

On ne sait évidemment pas dans quel état ils sont puisqu’on ne les a pas trouvés. Il est cependant inquiétant de savoir qu’un certain nombre d’entre eux semblent avoir disparu sous des infrastructures ou des immeubles. Ils sont donc dans nos milieux de vie.

Il est urgent d’obliger les entreprises à adopter des comportements écoresponsables. Nos élu.e.s doivent protéger la population et défendre nos intérêts. 

C’est leur premier devoir. Exigeons-le.