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Un incendie fait rage au sein de QS

Gabriel Nadeau-Dubois
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé

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Le parti fait son possible pour étouffer les flammes, mais l’odeur s’est rendue jusqu’à moi. 

Je vous raconte.

Vous vous souvenez de ces excités au sein de QS regroupés sous la bannière du Collectif antiraciste décolonial (CAD) qui avaient applaudi aux propos d’Amir Attaran sur ce Québec, véritable « Alabama du Nord », où l’on pratiquerait le « lynchage médical » sur les minorités ?

Ce n’était que la pointe de l’asperge.

  • Écoutez la chronique de Joseph Facal avec Sophie Durocher sur QUB Radio:

Toxique

Ces fanatiques sèment la zizanie depuis la création du CAD, multipliant les déclarations outrancières, les manquements aux statuts, les refus d’obtempérer et les menaces.

C’est si toxique que l’exécutif national de QS a produit un rapport qui sera soumis aux membres lors du Conseil national du mois prochain afin de crever l’abcès.

Je l’ai entre les mains.

En voici quelques extraits :

« Malheureusement, malgré de nombreux avertissements [...], le CAD n’a pas changé ses façons de faire, c’est-à-dire utiliser des tactiques de menaces de dénonciation ou de poursuite, d’ultimatums ou d’intimidation. »

Les comportements de ces « antiracistes », dit-on, ont contribué à « instaurer un climat de militantisme malsain au sein du parti ».

Le CAD « se permet d’utiliser la menace et l’intimidation face à différentes instances composées de personnes dûment élues, lorsque celles-ci n’acceptent pas de suivre à la lettre leurs positionnements ou leurs stratégies politiques ».

L’exécutif note : « un tel environnement de militance est toxique ». 

L’exécutif précise : « Nous ne pouvons tolérer les menaces qui ne visent pas à trouver des solutions, mais à jouer une partie de bras de fer avec le CCN en instrumentalisant les personnes racisées pour y arriver. »

Des militants de QS issus des minorités visibles disent, pour leur part, que la tendance de ce Collectif de « placer les personnes racisées ou marginalisées en victimes nous horripile et nous blesse au plus haut point ».

Quand la direction du parti a demandé une rencontre à ce Collectif, ce dernier y a vu « des pratiques coloniales qui visent à paternaliser les membres du CAD ».

Le mois dernier, ces hurluberlus fanatisés ont riposté aux demandes de la direction... par une mise en demeure et une menace de poursuites judiciaires.

Reprenons un peu de hauteur maintenant.

Si on prend la peine de lire le programme de QS, on est frappé par son radicalisme. C’est du socialisme pur et dur.

Évidemment, la direction fait tout pour arrondir les coins. On se dit « progressiste ».

Manon Massé fait tout pour passer pour une sympathique intervenante de CLSC, et Gabriel Nadeau-Dubois a parfois l’air aussi sage qu’un président des jeunes libéraux.

Pourtant, leur radicalisme fait pâle figure à côté de celui de ces illuminés de l’« antiracisme décolonial ».

Guerre

Quand c’est rendu que la direction d’un parti radical ne sait plus quoi faire avec des excités, ça dit tout.

C’est particulièrement gênant pour un parti qui passe son temps à faire la morale aux autres.

Partout en Occident, une guerre civile féroce oppose le nouveau wokisme à la vieille gauche universaliste.

Et on ne prend pas de prisonniers.