/weekend
Navigation

The Doobie Brothers: avant l’arrivée des succès

Doobie Brothers
Photo d’archives De gauche à droite: John McFee, Tom Johnston et Patrick Simmons

Coup d'oeil sur cet article

Avant les succès des titres Listen to the Music, Long Train Running, China Grove, Black Water et What a Fool Believes, les Doobie Brothers ont fait leurs débuts avec un premier opus lancé au printemps 1971. Un album qui a lancé une carrière qui s’étend sur cinq décennies et qui a mené la formation au panthéon du rock and roll en 2020.

Intitulé The Doobie Brothers, cet opus de 11 chansons, qui dure 36 minutes, marque les débuts d’une formation qui est toujours active et qui a vendu 40 millions d’albums à l’échelle planétaire. Lancé le 30 avril 1971, l’album The Doobie Brothers fête son 50e anniversaire.

 

L’histoire débute à San Jose en Californie, lorsque le batteur Tom Hartman fait la rencontre du chanteur-guitariste Tom Johnston. Le duo adopte le nom de Pud et devient le noyau de ce qui était pour devenir les Doobie Brothers.

Le guitariste Patrick Simmons et le bassiste Dave Shogren ont rejoint les rangs de la formation et le groupe commence à se produire dans les environs de San Jose.

Keith « Dyno » Rosen, un ami du groupe, constate que les musiciens ont de la difficulté à se trouver un nom. Il suggère The Doobie Brothers. Doobie est une appellation utilisée pour nommer un joint de marijuana. Les membres de la formation étaient de bons consommateurs.

Tom Hartman n’était pas au courant de cette signification, jusqu’à ce que « Dyno » Rosen la lui révèle. Les musiciens trouvaient le nom stupide, et ils avaient l’intention de l’éliminer puisqu’ils allaient en trouver un meilleur. Ce qui n’est jamais arrivé. Le nom est resté.

Les Doobie Brothers se sont mis à se produire dans le nord de la Californie. Les membres du chapitre local des Hells Angels appréciaient les sonorités rock de la formation et l’ont invitée à se produire au Château Liberté dans les montagnes de Santa Cruz.

Des maquettes réussies

Des maquettes enregistrées en studio attirent l’attention de Ted Templeman, qui, plus tard, réalisera les six premiers albums de Van Halen, permettant aux Doobie Brothers d’obtenir un contrat de disques chez Warner Brothers.

« Lorsqu’on a fait notre premier album, nous n’étions pas encore un véritable groupe. On était de vieux amis qui s’éclataient dans les studios. On ne pensait même pas à faire un album, mais les maquettes sonnaient tellement bien qu’on a décidé de les envoyer à Warner Brothers et ils ont aimé », a raconté Patrick Simmons, dans une entrevue dans le magazine Sounds.

Les chansons de l’album The Doobie Brothers ont été enregistrées au studio Pacific Records à San Mateo en novembre et en décembre 1970. La formation, sur cet album, s’éloigne de l’univers des vestes de cuir et des motos et elle adopte un son plus acoustique avec des influences country.

Toutes les compositions sont de Tom Johnston et Patrick Simmons. Beehive State est une reprise d’une pièce de Randy Newman que l’on retrouve sur son premier album paru en 1968.

L’album The Doobie Brothers grimpera jusqu’en 210e position du palmarès Billboard et n’aura pas de résonance à l’extérieur des États-Unis. Il est un des seuls albums, avec Sibling Rivalry, qui ne s’est pas retrouvé sur les palmarès.

Nobody, première chanson du disque, fait toujours partie du répertoire de la formation. Une nouvelle version, lancée sous forme de simple, en 1974, après les succès Listen to the Music, Long Train Runnin et China Groove, a atteint la 58e position du palmarès Billboard Hot 100. 

Doobie Brothers
Photo courtoisie