/world/pacificasia
Navigation

Birmanie : un groupe rebelle appelle à l’unité des factions insurgées dans l’Est

Birmanie : un groupe rebelle appelle à l’unité des factions insurgées dans l’Est
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Un important groupe rebelle de l’est de la Birmanie a appelé dimanche les autres factions insurgées à unifier leurs rangs face à la junte, trois mois après le coup d’État qui a renversé la cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi. 

• À lire aussi: Nouvelles violences en Birmanie au début du quatrième mois de détention d’Aung San Suu Kyi

• À lire aussi: Birmanie : nouvelles sanctions de l'UE contre la junte

Cet appel de l’Union nationale Karen (KNU), l’une des principales factions rebelles de Birmanie, intervient alors que ce groupe est engagé dans des combats avec les militaires.

Dans une lettre ouverte, le chef d’état-major adjoint de la branche armée de la KNU demande à tous les combattants de l’ethnie karen d’unifier leurs rangs,quelque soit leur affiliation politique.

« Jamais il n’y a eu une telle opportunité au cours de plus 70 ans de révolution. Profitez-en et combattez la dictature militaire birmane », a déclaré le lieutenant-général Baw Kyaw Heh.

Son message est adressé aux autres groupes rebelles dans l’État Karen, l’Armée bouddhiste démocratique Karen et le Conseil de la Paix KNU/KNLA, né d’une scission de la KNU. Les deux groupes sont restés silencieux depuis le coup d’État du 1er février, alors que la KNU est très virulente contre la junte.

Les médias d’État ont affirmé la semaine dernière que des représentants de ces deux groupes avaient rencontré séparément la junte, pour évoquer le « processus de paix ».

La KNU, forte de plusieurs milliers d’hommes, s’est emparée la semaine dernière dans le sud-est du pays, près de la frontière avec la Thaïlande, d’une base de l’armée qui a riposté par des frappes aériennes.

Elle assure abriter sur le territoire qu’elle contrôle au moins 2 000 opposants au coup d’État qui ont fui la répression.

La Birmanie, composée de 135 ethnies, compte une vingtaine de conflits dans lesquels s’affrontent, parfois depuis l’indépendance du pays en 1948, l’armée birmane et des factions rebelles

Les tensions entre les militaires et certains des nombreux groupes ethniques, qui contrôlent aujourd’hui un tiers du territoire du pays, se sont intensifiés depuis le putsch du 1er février.