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L’expertise du Québec aidera la Tunisie

Une entreprise veut réduire les impacts des inondations

(PHOTO COURTOISIE)
Hachem Agili, président-directeur géné
Photo courtoisie Hachem Agili, président-directeur général de Geosapiens, de Québec, est heureux d’avoir décroché son premier contrat international en Tunisie, son pays d’origine.

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Après le Québec et l’Ontario, l’entreprise Geosapiens décroche un premier contrat à l’international avec sa solution permettant de réduire les impacts des inondations.

La solution web E-Nundation sera déployée pour étudier la rivière Medjerda, en Tunisie, et optimiser les interventions en cas d’inondations.

L’entreprise, fondée en 2017, propose une évaluation prévisionnelle et en temps réel des conséquences des inondations.  

« Le but du projet, c’est de déployer notre solution E-Nundation dans la rivière la plus importante en Tunisie qui cause plusieurs problèmes d’inondation dans ce pays », a indiqué Hachem Agili, président-directeur général de Geosapiens.

Sommet de la Francophonie

L’entreprise a répondu à un appel à projets lancé dans le cadre du 18e Sommet de la Francophonie prévu à Djerba, en novembre prochain. 

La PME a obtenu un soutien financier du ministère des Relations internationales et de la Francophonie. 

Le déploiement de cette innovation québécoise se fera en collaboration avec les universités tunisiennes et des organismes publics. Une première rencontre a eu lieu, il y a quelques jours.

Au Québec, on estime que plus de 700 municipalités risquent de subir des inondations.

« Le problème des inondations, ce n’est pas unique au Québec. Les inondations, c’est la catastrophe naturelle la plus fréquente sur la planète. On parle de milliards et de milliards de dollars de dommages annuellement. Notre marché n’est pas seulement au Québec, mais dans le monde entier », a affirmé M. Agili. 

Technologie

La plateforme E-Nundation est le résultat de plusieurs années de recherche et de développement. Elle utilise des données topographiques et hydrauliques qui sont analysées par des algorithmes.

La plateforme prédit jusqu’à trois jours à l’avance l’intensité des inondations, détermine les dommages potentiels aux bâtiments et évalue même le nombre de sacs de sable nécessaires pour protéger les infrastructures. 

« Pour le projet en Tunisie, on va intégrer des données satellitaires. C’est quelque chose de nouveau qu’on va développer avec nos partenaires tunisiens », a déclaré M. Agili.

Ce premier contrat à l’international marque une étape importante pour cette entreprise de Québec.

« Le fait de déployer la solution à l’international démontre la transférabilité de la solution, peu importe le contexte. C’est sûr que ça va nous donner de la visibilité aussi. C’est un jalon très important pour notre entreprise », explique M. Agili. 

Au Québec, cet outil technologique a déjà fait ses preuves sur les rivières L’Assomption et des Outaouais.