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Pierre Hébert avait envie d’être Michel Couillard dans «Watatatow»

Pierre Hébert avait envie d’être Michel Couillard dans «Watatatow»
Courtoisie APIH

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Pour le jeune Pierre Hébert, il ne se faisait pas plus «cool», à la télé, que le sympathique «bum» Michel Couillard dans «Watatatow» et il n’y avait pas plus vrai que l’animateur du «Club des 100 watts», Marc-André Coallier. 

Pierre, quelles émissions jeunesse t’ont marqué?

Il y en a trois, principalement: «Le Club des 100 watts», «Télé-Pirate» et «Watatatow». Elles ont bercé mon enfance. Ce que j’aimais de ces émissions, c’est qu’on avait un humour un peu plus absurde - peut-être moins «Watatatow» - et on n’était pas en train d’éduquer les enfants. On s’adressait aux enfants avec intelligence et respect [...] Je me rappelle, quand j’avais écrit «VRAK la vie», je m’étais dit qu’il fallait exactement qu’on retrouve la même affaire. Il ne faut pas faire semblant de connaître leur vie ou de se mettre à leur place, loin de là.

Quels sont certains de tes plus beaux souvenirs télé liés à l’enfance?

Le vendredi, mon père jouait au hockey dans une ligue de garage. J’étais le plus jeune de la maison et souvent, mon frère et ma soeur partaient jouer avec des amis. Je me retrouvais tout seul avec ma mère et c’étaient nos moments. Le vendredi, avec ma mère, on allait acheter des chips, de la liqueur et on regardait «Rira bien», «Le dépanneur olympique»...

Y a-t-il un personnage qui t’a influencé?

Marc-André Coallier. Mais je ne le vois pas comme un personnage. Quand je le voyais parler aux jeunes, je sentais qu’il avait un intérêt véritable, une vraie curiosité, un respect. J’ai rencontré plein d’autres artistes dans ma vie - et de grosses pointures, mais la première fois que j’ai rencontré Marc-André Coallier, c’est comme si j’étais revenu à l’âge de 10 ans et demi. J’étais super nerveux. Je lui ai dit: “Marc-André, il faut que je te le dise: «Les 100 watts», ç’a été ma jeunesse.” Il en parlait encore avec fierté et je me rappelle que ça m’avait beaucoup touché...

Y a-t-il un personnage que tu aurais aimé incarner?

J’ai été affecté par la mort de Hugo St-Cyr. Je trouvais ça le fun qu’il y ait un gars un peu «bad boy» à l’écran. On avait tous envie d’être Michel Couillard quand on était plus jeune. Il était «bad boy», fidèle en amitié, faisait souvent les bons choix et était un peu tannant, mais pas trop. C’est ce personnage que je trouve «hot», que j’aurais peut-être voulu faire [...] Dans le temps, il n’y avait personne de plus «cool» que Michel Couillard.

Que penses-tu de la télé jeunesse d’aujourd’hui?

Ce que j’aime de la télévision jeunesse, c’est que non seulement c’est bon, mais c’est beau. Je trouve que l’argent se rend à l’écran, que les décors sont beaux, que les personnages sont bons. Au Québec, on a de «Passe-Partout» au «Gala Mammouth». C’est important d’avoir tout ça en même temps. Et c’est important d’avoir des émissions où on fait juste rire, des émissions où on apprend des choses à des enfants et d’autres où on parle d’enjeux de société importants ou d’affaires qui dérangent parfois.

Pierre Hébert anime le nouveau jeu «Question de jugement» (du lundi au jeudi à 19 h sur ICI Télé) et fait partie de l’équipe de «Véronique et les Fantastiques» (du lundi au jeudi, de 16 h à 18 h, au 107,3 Rouge).