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La santé mentale des entrepreneurs continue à vaciller

Stressed businessman sitting in office
photo adobe stock

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Durement éprouvés par les multiples et variables mesures sanitaires et restrictions qui touchent leurs entreprises, les entrepreneurs voient leur santé mentale osciller continuellement au fur et à mesure que se poursuit la pandémie. 

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Un coup de sonde mené par la Banque de développement du Canada (BDC) auprès des entrepreneurs – le troisième après des sondages similaires en novembre et août 2020 – montre que ceux-ci sont plus préoccupés que jamais par les impacts de la pandémie.

Notamment, 42 % des entrepreneurs ont reconnu qu’ils s’inquiètent pour la survie de l’entreprise, un taux en hausse continue depuis août dernier, constate-t-on dans l’étude parue lundi.

Dans la même veine, 52 % des entrepreneurs sont stressés par les impacts de la COVID-19 sur les activités commerciales de leur entreprise (47 % en novembre) et 43 % par les impacts de la COVID-19 sur leur santé et celle de leur famille (35 % en novembre).

Au moment de réaliser le sondage, 41 % des entreprises canadiennes étaient partiellement ou totalement à l’arrêt, a noté la BDC, tout en soulignant que la troisième vague de COVID-19 a porté un nouveau coup dur à l’économie par la suite en mars et en avril, particulièrement en Ontario et dans l’Ouest canadien.

Malgré tout, les entrepreneurs semblaient un peu plus positifs en mars, avec 40 % d’entre eux reconnaissant être déprimés par moment. Ce taux avait auparavant grimpé jusqu’à 47 % en novembre, à l’aube de la deuxième vague.

«Les enquêtes nous révèlent que la santé mentale des entrepreneurs, à l’instar des cas de COVID-19, joue au yoyo. Nous avons constaté une incroyable résilience de la part des propriétaires d’entreprises malgré l’instabilité qui les entoure», a commenté la chef de la direction marketing et ambassadrice de la santé mentale à BDC, Annie Marsolais, par communiqué.

Celle-ci a appelé les entrepreneurs à parler de leurs problèmes et à se confier, en soulignant que seuls 12 % d’entre eux ont indiqué avoir l’intention de consulter un professionnel.