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Les coyotes rôdent toujours à Montréal

Un citoyen a eu peur pour sa chienne Bella lors d’une marche dans un parc

Francis Poudrier et sa chienne Bella ont croisé un coyote vendredi soir au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, dans l’est de l’île de Montréal.
Photos courtoisie Francis Poudrier et sa chienne Bella ont croisé un coyote vendredi soir au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, dans l’est de l’île de Montréal.

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Même si les attaques semblent être moins fréquentes qu’il y a quelques années, des coyotes rôdent toujours sur l’île de Montréal, et un homme de l’est de la ville en a eu la preuve vendredi soir lorsqu’il promenait sa chienne.

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« Au loin, je pensais que c’était un autre chien. Quand j’ai réalisé que c’était un coyote, j’étais à 10-15 mètres de lui, juste de l’autre côté de la clôture », raconte Francis Poudrier, qui marche avec son berger allemand tous les soirs près du parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, ce qui est autorisé durant le couvre-feu.

Dans les derniers mois, il a souvent croisé des chevreuils, mais jamais de coyote, ce canidé au pelage grisâtre qui a mordu pas moins de 19 personnes entre 2017 et 2018 dans la métropole.

Le coyote au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, dans l’est de l’île de Montréal.
Photo tirée de Facebook
Le coyote au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, dans l’est de l’île de Montréal.

« Il nous suivait, puis quand je m’en suis rendu compte et que je l’ai regardé, il s’est couché sur la pelouse, très calmement. Il fixait mon chien », note M. Poudrier, qui n’a pas paniqué malgré l’effet de surprise.

Accompagné de sa conjointe durant sa promenade, il a eu immédiatement le réflexe de lui dire discrètement de partir avec leur chienne Bella de l’autre côté de la rue, afin d’éviter une bataille entre les deux bêtes.

Prudence 

Il s’agissait de la chose à faire, selon le biologiste Richard Beauchemin.

« C’est surtout dangereux pour les petits chiens. Même si le propriétaire est là, le coyote pourrait se mettre à courir et partir avec l’animal. C’est important de tenir son animal en laisse dans un secteur où on sait qu’il y a du coyote » indique-t-il. 

M. Beauchemin ajoute que les jeunes enfants sans surveillance peuvent aussi être victimes de morsure s’ils s’approchent trop près de ce mammifère.

« Naturellement, on ne doit pas le nourrir. On ne le flatte pas non plus », rappelle le scientifique, qui constate que la population de coyotes a augmenté à Montréal dans les dernières années, probablement en raison de la présence abondante de chevreuils, l’une de ses principales proies. 

Apprendre à vivre avec 

Sur son site internet, la Ville appelle la population à ne pas courir et à ne pas tourner le dos à l’animal, si par malheur on tombe sur un coyote.

« Il y a toujours eu des coyotes à Montréal et il faut apprendre à vivre avec », insiste Richard Beauchemin, qui ne s’en inquiète pas outre mesure. 

Déplacer cette espèce à l’extérieur de l’île de Montréal serait inutile, croit le biologiste, car elle finirait par y revenir en passant par les eaux glacées pendant l’hiver.

  • Écoutez l'entrevue avec Dany Gagnon, directeur des collections vivantes et du développement au Zoo sauvage de St-Félicien sur QUB radio  

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