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Les jeunes se manifestent chez le Canadien

Jets vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Cole Caufield

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Aviez-vous pensé un instant que le 1er mai, dans le cadre d’une lutte éreintante, le Canadien, luttant pour sa survie, enregistrerait une victoire d’une grande importance et que deux des joueurs ayant fait la différence seraient Cole Caufield et Cayden Primeau ?

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Ç’aurait été de la pure imagination, n’est-ce pas ?

Après tout, les deux joueurs n’étaient pas dans les plans immédiats de l’organisation, Caufield évoluant avec l’université du Wisconsin et Primeau gardant les buts du Rocket de Laval. Qui plus est, au cours de l’entre-saison, Marc Bergevin avait embauché des vétérans, des marqueurs, des joueurs imposants et un gardien auxiliaire avec un curriculum vitae intéressant.

On pourrait ajouter qu’en période de prolongation, alors que l’enjeu était tellement grand, on verrait sur la patinoire Jake Evans et Caufield. Aviez-vous songé à un tel scénario ?

Il faut croire qu’on ne connaît pas encore Dominique Ducharme. 

Ce qu’il y a de rafraîchissant, c’est que lorsqu’on a convergé vers Caufield pour le féliciter, on a réalisé que l’avenir de l’organisation s’annonçait très prometteur. Tous les jeunes ont contribué au résultat final.

Une liste intéressante

Cole Caufield, évidemment, qui s’évade, échappant à l’attention de Tim Stützle pour ensuite compléter un jeu orchestré par Jeff Petry, impeccable au cours de la rencontre.

Alexander Romanov, qui a jeté les gants... euh, qui tentait de jeter les gants, et aussi jouant avec plus d’assurance.

Cayden Primeau qui a sauvé les meubles au tout début de la rencontre et qui a été très solide... méritant une victoire tant espérée.

Jake Evans encore une fois très efficace. Un joueur qui ne devrait plus charrier le titre de joueur auxiliaire.

Nick Suzuki, présentement en feu, jouant avec le même aplomb qu’en début de saison.

Jesperi Kotkaniemi, ce ne fut pas une grande soirée, mais il a fourni un effort. Il a appliqué une solide mise en échec en première période.

Il y a des moments où le doute s’installe, comme ce fut le cas au cours des dernières semaines, mais il y a aussi d’autres moments où l’espoir refait surface.

Sortir du bourbier

Au moment où l’on croyait le Canadien empêtré dans un bourbier dont il était incapable de se sortir, il colle deux victoires. On n’avait pas vu ça depuis longtemps.

Deux victoires acquises dans des conditions particulières et en empruntant des scénarios inattendus.  

Avec l’infirmerie remplie à pleine capacité, Shea Weber, Carey Price, Brendan Gallagher, Tomas Tatar, Jonathan Drouin, tous absents, ce sont les jeunes qui se sont démarqués pendant que Tyler Toffoli, Josh Anderson, Ben Chiarot et compagnie tenaient le gouvernail.

Une situation qui nous a fait découvrir un entraîneur qui ne manque pas de culot en déléguant deux jeunes patineurs, Evans et Caufield, pour accompagner son meilleur défenseur, Petry, en prolongation.

Fallait le faire.

Mais, les circonstances lui fournissent l’occasion de tenter des expériences tout en invitant les patineurs à respecter le plan de match, en leur répétant qu’ils avaient des responsabilités à respecter dans un rôle bien précis.

Un long parcours

Une priorité de huit points sur les Flames, à deux points des Jets, c’est une situation emballante... sauf que les objectifs ne seront atteints que si l’on parvient à maîtriser un long parcours avec ce sentiment d’urgence ressenti chez les patineurs depuis quelques matchs.

Il ne reste plus que six matchs devant être comblés en neuf jours.

Un défi gigantesque où l’on doit composer avec l’adversité mais il y a un facteur qu’on ne doit pas négliger : le Canadien a sa destinée entre les mains.

Trois matchs en six jours contre Toronto, un match contre les Sénateurs, et deux matchs pour terminer la saison avec comme adversaires Connor McDavid et les Oilers.

Si les jeunes joueurs se manifestent comme ils l’ont fait au cours des deux derniers matchs, il y aura moins de soucis pour Dominique Ducharme.