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Rimouski: Des élus réclament le retrait des mesures d'urgence

Rimouski: Des élus réclament le retrait des mesures d'urgence
AFP

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Alors que le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est à la baisse dans la MRC de Rimouski-Neigette, au Bas-Saint-Laurent, depuis quelques jours, des voix s'élèvent pour que la région soit exemptée des mesures spéciales d'urgence imposées sur une partie du territoire depuis le 1er mai. 

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«Le gouvernement a démontré dans le passé sa capacité à agir, laissons le bon sens primer et si effectivement les cas continuent à être extrêmement bas, n'attendons pas 14 jours et levons pour Rimouski-Neigette ces mesures spéciales», a demandé le maire de Rimouski, Marc Parent, selon les informations de TVA Nouvelles.

Il est prévu que les mesures spéciales d'urgence s'appliquent sur tout le territoire, à l’exception des MRC de Matane, La Matapédia et La Mitis, jusqu'au samedi 15 mai à 00 h 01.

Le nombre de nouveaux cas dans la MRC de Rimouski-Neigette est en baisse depuis vendredi dernier. Au cours des quatre derniers jours, 15 cas ont été recensés.

«J'étais tout à fait d'accord avec la décision de la santé publique d'imposer des mesures, mais si on réussit à juguler le nombre de cas, comme c'est le cas présentement [...] j'ai espoir que rapidement le gouvernement va pouvoir lever ses mesures spéciales pour le territoire de Rimouski-Neigette», a ajouté le maire de Rimouski.

Selon les données de l'INSPQ, le taux de cas actifs par 100 000 habitants se trouvait à 133,2 lundi dans Rimouski-Neigette. Dans les MRC de l'ouest, les ratios sont beaucoup plus élevés. Dans le Témiscouata, on comptait 421,2 cas actifs pour 100 000 habitants lundi.

Le préfet de la MRC de Rimouski-Neigette Francis St-Pierre soutient que la fermeture des commerces non essentiels à cette période-ci de l'année coûte très cher aux commerçants.

«La période du printemps, c'est une période où nos commerces sont très achalandés et si ces achats-là ne se font pas sur le territoire, ils vont se faire par Internet et cet argent-là ne sera pas investi dans l'économie locale. Si les cas justifiaient que l'on maintienne ces mesures extrêmes, je serais d'accord, mais ce n'est pas ce que l'on constate», a exprimé Francis St-Pierre.

Pour la direction de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, la réévaluation prochaine des mesures d'urgence ne semble pas être une option.

«Ces mesures sont en place pour 14 jours et la pertinence de celles-ci sera réévaluée à la fin de cette période», a spécifié le conseiller aux relations médias du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Gilles Turmel.

Rappelons que depuis samedi dernier, le couvre-feu est à 20 heures, les commerces non essentiels sont fermés et les jeunes du secondaire doivent suivre leurs cours à distance.