/news/currentevents
Navigation

Procès de François Asselin: la famille de l’accusé témoigne

Coup d'oeil sur cet article

Le procès de François Asselin, qui aurait assassiné son père avant de s’en prendre à un collègue de travail en mai 2018, se poursuit au palais de justice de Trois-Rivières.

Dans son discours d’ouverture au jury, la juge Manon Lavoie a confirmé aux 14 jurés que la défense ne contesterait pas que l’accusé a commis les meurtres et qu’elle tenterait plutôt de les convaincre de la non-responsabilité criminelle de M. Asselin pour troubles mentaux. 

Le premier témoin appelé à la barre, la sœur de la première victime, Gilles Giasson, le père de M. Asselin, a raconté avoir eu des doutes sur l’accusé au cours des semaines qui ont précédé le meurtre. 

Selon Réjeanne Giasson, son frère avait des bleus sur les bras et les jambes, ce qui lui a fait penser que son fils le battait peut-être. Cependant, ses craintes ont été dissipées lors d’un rendez-vous de routine chez le médecin de la victime. Celui-ci lui aurait dit que les médicaments que prenait M. Giasson amincissaient sa peau et qu’il était normal qu’il fasse des bleus facilement. 

L’après-midi a été consacré au témoignage d’Isabelle Neveu, la fille de M. Giasson et demi-sœur de François Asselin. Elle a longuement fait état des problèmes de consommation de son demi-frère. Elle a aussi raconté cinq appels téléphoniques avec lui après son arrestation, alors qu’il se trouvait en prison. Des appels où il aurait tenu des propos, selon elle, incohérents. 

Une cinquantaine de témoins seront entendus au cours de ce procès qui devrait durer deux mois. 

L’homme de 38 ans est aussi accusé d’outrage aux deux cadavres. Les restes de M. Giasson ont été retrouvés au site d’enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès après plusieurs jours de fouilles. Ceux de François Lefebvre, l’ancien collègue de travail de M. Asselin, à Sherbrooke, dans une boîte de carton.