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Procès du collectionneur de voitures: de pur inconnu à confident d’une adolescente

DM collection demers-60
Photo d’archives Roger Demers
Accusé

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C’est comme simple cliente que la mère de la plaignante s’était présentée au commerce de l’homme d’affaires et collectionneur d’automobile de Thetford Mines pour acheter du plancher. Elle en est ressortie avec un confident et un coach de vie pour sa fille.

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Au deuxième jour du procès de Roger Demers à Thetford Mines, la mère de la présumée victime de 17 ans est venue expliquer comment sa famille avait été mise en contact avec l’accusé. Le propriétaire de Tapis Demers est accusé d’agressions sexuelles et d’attouchements sur sa victime en 2017 au cours de séances de coaching entrepreneurial. 

Magasinage

En septembre 2017, les parents de la victime se présentent chez Tapis Demers dans le cadre de la construction d’une résidence. Lors d’une rencontre de quatre heures avec Roger Demers où il est très peu question de revêtement de plancher, l’accusé devient instantanément un « confident », touchant la mère en lui parlant et plaçant même sa main « sur le cœur » de celle-ci. 

« Il a le don de vous rendre confiant », a raconté la dame dont on ne peut nommer le nom pour protéger l’identité de la plaignante. « Je déballais mon sac, je me confiais carrément », a témoigné la mère disant avoir raconté qu’elle avait des difficultés avec sa fille adolescente qui vivotait au cégep alors qu’elle avait toujours manifesté le désir d’être entrepreneure. 

« Privilégiée »

C’est à ce moment que l’accusé a proposé à la mère de la plaignante de faire du « coaching » pour leur fille. Demers, qui disait avoir un don pour voir le potentiel entrepreneurial dans les yeux des gens, affirmait à la vue d’une photo que l’adolescente en avait un. 

« Je sentais que ma fille allait être privilégiée », a dit la témoin ajoutant qu’elle croyait sa fille « entre bonnes mains ». C’est la plaignante qui a appelé Roger Demers après les conseils de sa mère.

Les rencontres ont eu lieu entre septembre 2017 et février 2018, période pendant laquelle la mère a discuté régulièrement avec Demers. 

Ce dernier aurait aussi acheté une robe à la plaignante qui était alors accompagnée par sa mère. 

La mère n’a toutefois pas eu vent des gestes à caractère sexuel entre sa fille et Roger Demers avant l’enquête policière qui a finalement mené à des accusations en 2018. La plaignante a témoigné lundi que Demers avait notamment placé sa main sur son entrejambe et sous ses vêtements, touchant ses seins.