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Villemaire le pédophile risque jusqu’à 15 ans de pénitencier

Il a fait venir une enfant de 8 ans d’Afrique pour en faire son esclave sexuelle

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La poursuite demande jusqu’à 15 ans de pénitencier pour un psychoéducateur qui a ramené d’Afrique une fillette de 8 ans pour en faire son esclave sexuelle, en échange d’eau potable pour la mère.

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« [Une sentence] de 10 à 15 ans, comme si j’ai tué quelqu’un... d’accord ! » a lancé avec arrogance Sylvain Villemaire, mardi, au palais de justice de Montréal.

De toute évidence toujours inconscient du caractère odieux de son crime, Villemaire, 60 ans, a ensuite rappelé avoir « une vie ailleurs qu’en prison » et qu’une longue peine « ne tient pas compte du tout de [sa] réalité et [de] celle » de la petite.

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« Je ne corresponds pas à un criminel dangereux, a-t-il dit à la cour mardi. Ça fait maintenant 36 mois que je suis détenu [préventivement], je suis tanné de ce cirque. »

Sauf que, n’en déplaise à Villemaire, la procureure de la Couronne Me Amélie Rivard réclame une peine exemplaire souvent réservée aux récidivistes ou encore à des violeurs en série.

Échangée contre de l’eau

C’est que pendant trois ans, le psychoéducateur retraité a abusé sexuellement d’une fillette qu’il avait fait venir d’Afrique, avec la bénédiction de la mère qui recevait en échange de quoi avoir accès à de l’eau potable.

À peine arrivée à Montréal, la petite a dû se soumettre au pédophile, signant entre autres un « contrat » stipulant que Villemaire pouvait faire ce qu’il voulait « comme il veut et quand il le veut ».

« Le traitement que [la victime] a subi aux mains de l’accusé n’est rien de moins que de l’asservissement, puisqu’il l’utilisait comme une marionnette », avait déploré le juge Pierre Labelle lors du verdict.

Pendant trois ans, l’enfant a ainsi été abusée plusieurs fois par semaine, sauf en de rares occasions. Elle a été sauvée par des policiers qui effectuaient une perquisition chez Villemaire en lien avec de la pornographie juvénile. 

Photo tirée de Facebook

 

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Délinquant dangereux

Depuis qu’elle a été libérée de son bourreau, la victime a été placée par la Direction de la protection de la jeunesse. Et lors des plaidoiries sur sentence, le mois prochain, une intervenante devrait témoigner sur les conséquences des crimes sur l’enfant. 

D’autres témoins parleront quant à eux du fléau de la pornographie juvénile.

Mais même si la Couronne a déjà annoncé la peine qu’elle demandera, Me Rivard n’exclut toujours pas de demander à ce que Villemaire, coupable de traite de personne, soit déclaré délinquant dangereux. Il a refusé d’être évalué, mais les psychiatres se pencheront sur son cas en se basant entre autres sur la preuve au dossier.

« Selon moi, il n’y a aucune raison de faire une évaluation », a simplement répondu Villemaire, qui espère toujours renouer avec la victime.