/finance/business
Navigation

Amazon n’augmentera pas ses salariés d’ici

Les Québécois pas aussi choyés que les Américains

FILES-US-IT-EARNINGS-LIFESTYLE-AMAZON
Photo AFP Le 1er mai, la fortune de Jeff Bezos, homme le plus riche de la planète et grand patron d’Amazon, était évaluée à 201,8 milliards $ US (plus de 248 G$ CA).

Coup d'oeil sur cet article

Les employés québécois du géant américain Amazon n’auront pas droit à une hausse salariale de 50 cents à trois dollars l’heure, contrairement à leurs 500 000 collègues américains.

• À lire aussi: Amazon pulvérise les attentes en triplant ses profits au 1er trimestre

« Cette augmentation s’applique uniquement aux employés des États-Unis », a confirmé au Journal Dave Bauer, aux communications d’Amazon Canada.

Fin avril, Amazon a annoncé une hausse salariale de 50 cents à trois dollars l’heure pour près d’un demi-million d’employés aux É.-U., ce qui représente en moyenne 40 $ de plus par semaine par travailleur, une mesure qui pourrait coûter plus d’un milliard de dollars à l’entreprise de Jeff Bezos.

Ces nouvelles hausses de salaire surviennent après l’échec récent de la création d’un premier syndicat dans un entrepôt du sud des États-Unis.

« Le choix d’adhérer à un syndicat appartient aux travailleurs. Point final », avait lancé le président Joe Biden sans nommer Amazon, qui est venu à un cheveu de voir entrer le syndicat à son entrepôt de Bessemer, en Alabama.

L’entreprise de Jeff Bezos avait finalement gagné son pari par la suite en voyant le Non à la syndicalisation l’emporter avec 1798 voix, contre 738 votes en faveur.

Avec 1,2 million de salariés, Amazon était le troisième employeur de la planète l’an dernier, après Walmart (2,2 millions) et China National Petroleum (1,34 million).

À peine plus que le minimum

Au Québec, un commis d’entrepôt saisonnier de Saint-Hubert ou de Lachine gagne 16 $ l’heure en entrant, avec une prime de nuit de 50 cents, selon le site web de l’entreprise, soit à peine trois dollars de plus que le salaire minimum.

En début d’année, Amazon a annoncé la création de 1000 emplois au Québec avec l’ouverture de son plus gros centre de tri à Coteau-du-Lac et de ses trois premiers postes de livraison dans la province.

En mars, la multinationale a aussi fait part de son intention d’ouvrir un studio de jeu vidéo au cœur de la métropole où l’environnement fiscal offre jusqu’à 37,5 % de crédit d’impôt sur les salaires et dépenses admissibles.

À son arrivée au Québec, un syndicat s’était inquiété de voir Amazon débarquer ici en qualifiant ses conditions de travail de « médiévales ». 

« Aussitôt qu’il y a une rumeur ou un employé qui ose prononcer le mot “syndicat”, il y a une campagne de peur qui se déclenche », avait déploré le syndicaliste David Bergeron-Cyr, aujourd’hui vice-président au comité exécutif de la CSN.

À VOIR AUSSI...