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La Côte-Nord continue de se vider

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La Côte-Nord continue à se vider plus rapidement que n'importe quelle autre région du Québec, montre les plus récentes données de l'Institut de la statistique du Québec dévoilées la semaine passée. 

Entre 2015 et 2020, la région a perdu 3,6% de sa population, soit l'équivalent d’un village de 3380 habitants. 

Seulement pour la dernière année, 214 Nord-Côtiers ont décidé de plier bagage et de quitter pour une autre région. 

En Haute-Côte-Nord, le vieillissement de la population, le départ des jeunes pour les études supérieures et l’économie saisonnière expliquent la situation. 

«On est dans du saisonnier. C’est difficile d’être attractif et de retenir aussi la main d’œuvre quand ton offre de service est temporaire et saisonnière», a souligné la préfète de la MRC Haute-Côte-Nord, Micheline Anctil. 

Les entreprises de la région sont conscientes du phénomène, surtout avec la pénurie de main d’œuvre qui sévit depuis quelques temps. 

L’immigration fait partie de la solution, selon le président de la Chambre de commerce de Manicouagan, Antonio Hortas. «On voit le manque de personnel, la difficulté de recrutement et toute l’énergie qu’on met à recruter à l’extérieur. Et on sait pertinemment que certains de nos membres sont activement à recruter du côté de l’immigration», a-t-il dit. 

La Côte-Nord semble prendre du retard sur les autres régions pour se rendre plus attrayante. «Il faut voir à moyen et long terme et voir ça de manière élargie. Transport en commun, transport aérien, garderie, logement, tout ça doit suivre. Tout est là, mais il faut continuer le travail», a avancé M. Hortas. 

«Je pense qu’il faut aussi attirer l’attention des instances gouvernementales sur une région comme la Côte-Nord, qui fournit à l’ensemble du Québec, du Canada et au-delà, beaucoup de son potentiel et de ses ressources, mais qui, en fait, n’a pas le juste retour», a renchéri la préfète Anctil.