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Le nom de Patrick Roy résonne dans la LNH

Le nom de Patrick Roy résonne dans la LNH
Photo d'archives, Pascal Huot

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L’agent d’entraîneurs Neil Glasberg a pris le monde du hockey montréalais d’assaut quand il a annoncé qu’il unissait ses efforts à celles de l’ancien gardien de but vedette Patrick Roy, pour que ce dernier effectue un retour dans la Ligue nationale de hockey. Toutefois, il assure que ce n’était pas seulement un coup de publicité pour mettre de la pression sur le Canadien de Montréal.

La formation montréalaise traversait une petite période plus difficile avec deux défaites contre les Flames de Calgary. La troupe de Dominique Ducharme glissait tranquillement hors du portrait des séries éliminatoires. Glasberg a toutefois réitéré que son nouveau client était prêt à tout.

«Je ne m’attendais pas à la réaction qu’on a eue, a raconté Glasberg dans le plus récent épisode du balado Temps d’arrêt, de Louis Jean, mercredi. Ça a créé une réaction à Montréal. Je n’ai pas fait exprès, au point de vue du "timing".»

«On est 10-14 jours avant la fin de la saison. [...] Il y a des propriétaires qui vont commencer à avoir des conversations avec leurs gestionnaires concernant des changements de personnel potentiels. Comme j’ai dit à Patrick, je ne veux pas être pris après les séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, je ne veux pas l’annoncer après que les discussions et les conversations avec les équipes aient commencées. Je veux être en avance.»

«Laisse faire le Canadien, ça peut être n’importe quelle équipe. Ces conversations-là viennent de commencer. Je voulais que le nom de Patrick Roy soit sur tous les radars.»

Au travers des années, Roy a aussi fait connaître ses intentions d’être directeur général, lui qui a même occupé les deux postes simultanément avec les Remparts de Québec. Glasberg croit que cet exploit est impossible dans le circuit Bettman, mais que le Québécois ne ferme la porte à aucun des deux emplois.

«Il a déjà été entraîneur. Il a déjà été entraîneur de l’année au Colorado. Il est un entraîneur présentement à Québec et il a déjà été à la table du directeur général au Colorado. C’est quelqu’un qui est très connaissant au niveau du talent qui existe. C’est quelqu’un qui est très connaissant au niveau du repêchage, alors un ou l’autre. Je ne veux pas fermer des portes. Je ne veux pas dire qu’il veut être un DG, puis ignorer les opportunités comme entraîneur quelque part.»

Une façon de faire qui doit changer

Durant son passage au balado, Glasberg a aussi pointé du doigt la façon de faire de certaines équipes qui priorisent l’embauche d’une personne connue, au détriment d’une personne potentiellement plus qualifiée.

«Dans plusieurs cas, quelqu’un qui est engagé est dû au fait qu’il a travaillé avec la personne qui fait [l’embauche].»

«Est-ce qu’on est mieux avec quelqu’un qu’on connaît, qui va nous écouter, ou est-ce qu’on est mieux avec quelqu’un qui va nous "challenger", qui va présenter des nouvelles idées.»

«Le fait qu’il y ait autant de bons candidats qualifiés, qui ne sont pas considérés pour des emplois, c’est la raison pourquoi je pousse.»

Glasberg n’est pas non plus un grand amateur de ce que le Canadien a fait dans les dernières années, notamment avec Michel Therrien et Claude Julien, c’est-à-dire embaucher un entraîneur qui a été congédié par le passé.

«Des gens qui ont déjà vécu des expériences reviennent dans ces postes-là et tu essaies de comprendre pourquoi. Est-ce que c’est le fait qu’il y a un niveau de confort avec ces gens-là, parce qu’ils étaient là dernièrement ou est-ce que c’est vraiment la bonne personne pour le moment?»