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Une bière ou 100 dollars, les incitations à la vaccination se multiplient aux États-Unis

Une bière ou 100 dollars, les incitations à la vaccination se multiplient aux États-Unis
AFP

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WASHINGTON | Une bière, un gâteau, des réductions ou de l’argent : aux États-Unis, les initiatives se multiplient pour convaincre les indécis de se faire vacciner contre la COVID-19. 

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Environ 56 % des adultes américains, soit plus de 145 millions de personnes, ont reçu au moins une injection de vaccin. Mais le nombre quotidien de doses anti-COVID administrées est désormais en baisse dans le pays et les autorités veulent atteindre les indifférents et les sceptiques.

Le président Joe Biden a lancé mardi une «nouvelle phase» de la vaccination avec un objectif d’au moins une injection pour 70 % des adultes et 160 millions d’Américains entièrement vaccinés d’ici la fête nationale du 4 juillet.

Pour atteindre ce but, le gouvernement fédéral, les États, les collectivités et de nombreuses entreprises multiplient les incitations.

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Joe Biden a ainsi annoncé «travailler avec d’importantes entreprises, comme les supermarchés», afin de garantir des «promotions aux acheteurs qui viennent dans ces magasins se faire vacciner». 

Des réductions sur des billets pour les matches sont également prévues pour ceux allant se faire vacciner, en partenariat avec de grandes ligues sportives, a-t-il dit.

Plusieurs États ont aussi lancé des initiatives pour attirer les réfractaires. 

Le gouverneur du New Jersey, Phil Murphy, a promis une bière gratuite à toute personne de plus de 21 ans recevant une première dose de vaccin. Le programme, baptisé «Une dose et une bière», doit durer jusqu’à la fin du mois.

La maire de Washington, Muriel Bowser, a annoncé une initiative similaire : une bière gratuite en échange d’une injection du vaccin à dose unique Johnson & Johnson. Mais la promotion est limitée à quelques heures jeudi et dans un seul centre de vaccination de la capitale fédérale.

Priorité aux jeunes

La chaîne de beignets Krispy Kreme promet elle un gâteau gratuit à tous les clients montrant leur carte de vaccination. L’offre — un gâteau par jour par personne — est sans achat obligatoire et valable dans toutes les boutiques du pays jusqu’à la fin de l’année.

Et pour convaincre les indécis, la marque va jusqu’à offrir chaque lundi jusqu’à la fin du mois de mai un café et un gâteau gratuit «pour bien démarrer la semaine» et faire le choix du vaccin.

Dans un pays où les salariés sont loin d’avoir tous accès à des congés payés, Krispy Kreme garantit en outre à ses employés jusqu’à quatre heures d’absence payées pour se faire vacciner. 

D’autres grandes enseignes offrent également des temps d’absence rémunérés aux salariés pour se déplacer dans un centre de vaccination.

Fin avril, l’administration Biden avait annoncé des crédits d’impôt pour les petites et moyennes entreprises accordant un congé payé à leurs salariés pour recevoir leur injection et se remettre d’éventuels effets secondaires.

Mais la meilleure motivation reste l’argent.

Le gouverneur du Maryland, Larry Hogan, a annoncé lundi que les employés de l’État recevraient 100 dollars s’ils se faisaient vacciner, une incitation valable pour les 18 mois à venir et rétroactive. Mais ceux qui empocheraient l’argent après la première dose sans aller jusqu’à la seconde devront rembourser la somme, a-t-il mis en garde.

«Ce genre d’incitation est une autre façon de souligner l’importance de se faire vacciner», a-t-il dit, encourageant les entreprises à faire de même pour convaincre leurs salariés.

En Virginie-Occidentale, où la vaccination est ouverte à partir de 16 ans, le gouverneur Jim Justice offre 100 dollars en bons d’épargne aux 16-35 ans, une catégorie d’âge plus réticente à se faire vacciner.

«Il faut absolument que nos jeunes se fassent vacciner», a-t-il dit la semaine dernière. «Même si vous ne tombez pas malade, vous pouvez infecter les autres».

Selon un sondage de la Fondation Kaiser Family réalisé en mars, 25 % des jeunes adultes (18-29 ans) préfèrent «attendre» avant de se faire vacciner, contre 17 % de la population totale. Seulement 13 % des personnes interrogées indiquaient qu’elles refusaient de recevoir un vaccin.

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