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Boule de cristal embuée

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Photo d’Archives Charlie Montoyo effectue du bon travail à la barre des Blue Jays de Toronto depuis le début de la saison.

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Avant le début de la campagne, les pseudo-experts s’entendaient sur deux points en ce qui concernait les Blue Jays de la saison : l’offensive allait permettre à la troupe de Charlie Montoyo d’être dans la course aux séries tandis que le personnel des lanceurs, autant les partants que les releveurs n’offraient rien de réconfortant...

Et après les 21 premiers matchs de la campagne, les statistiques étaient loin de leur donner raison. Les frappeurs affichaient une moyenne collective de ,225 qui les plaçait dans le dernier tiers des équipes majeures tandis que leurs lanceurs partants présentent une MPM de 4,22 au 8e échelon de la MLB. Toutefois, leurs releveurs se trouvent au quatrième rang de la Ligue américaine avec un rendement de 2,72 et ils ont limité l’adversaire à une moyenne de seulement ,217.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce déroulement était improbable, voire imprévisible !

Surtout en raison de l’avalanche de blessures qui s’est abattue sur les Jays.

Du côté de l’attaque, vous me direz que les Jays ont été privés de leur richissime joueur autonome George Springer pendant 22 matchs et que Teoscar Hernandez a raté 16 rencontres... mais Cavan Biggio semble se chercher depuis qu’on l’a muté au troisième coussin tandis que Lourdes Gurriel ne frappe pas pour ,250 et que Danny Jansen a traversé une disette de 0-en-35.

Du grand Guerrero

À vrai dire, seuls Vladimir Guerrero Junior et Randal Grichuck ont connu un début de saison plus que respectable.

Vlad s’est rendu sur les buts dans les 19 premiers matchs de la saison avant de connaître un creux de vague de 0-en-10 tandis que Grichuk a tiré le profit maximum de l’absence de Springer et de Hernandez.

Le jeune Vlad a fait écarquiller les yeux à beaucoup de monde quand, le 27 avril dernier, il a claqué trois circuits (son père ne l’a jamais fait) et produit sept points contre les Nationals. Il a touché Max Scherzer pour deux longues balles, dont son troisième grand chelem en carrière.

Quant à Grichuk, il me semble évident qu’il restera dans la formation quotidienne même avec le retour de Hernandez dans la formation. C’est sans doute le jeune Gurriel qui va écoper et pourrait être réduit à un rôle de réserviste.

De plus, la défensive des Jays a laissé à désirer, surtout du côté gauche de l’avant-champ, alors que Biggio (6) et Bichette (7) ont déjà été débités de 13 bévues, dont plusieurs ont coûté des matchs.

Aussi, il faut mentionner que les receveurs des Jays ont retiré seulement deux coureurs en tentative de vol tandis que 13 buts ont été volés.

À ce chapitre, il faut aussi mentionner que Biggio, auteur d’une fiche de 20 larcins en autant de tentatives depuis le début de sa carrière, n’a même pas tenté une seule fois de voler un but !

C’est à se demander si le fait qu’on l’a changé de position l’affecte à ce point-là ou, encore, si un séjour dans les mineures ne lui serait pas profitable.

Pour l’instant, Joe Panik se veut une excellente police d’assurance au troisième coussin, sans oublier qu’il est frappeur gaucher, une denrée assez rare chez les Blue Jays.

Les surprises

Chez les lanceurs, ceux qui retiennent surtout l’attention sont Stephen Matz avec son dossier de 4-2 chez les partants et de Rafael Dolis, chez les releveurs.

Matz a été éblouissant dans ses quatre premiers départs tandis que Dolis, qui n’a jamais été un de mes favoris, a accompli un travail splendide en l’absence de Kirby Yates, Jordan Romano, Julian Merryweather et Thomas Hatch. Sans oublier que T.J. Zeuch et Ryan Borucki ont aussi raté plusieurs parties.

Et si jamais les Blue Jays parviennent à traverser cette tempête et se rendent en série, parions que Charley Montoyo sera proclamé le gérant de l’année ! Il avait terminé deuxième dans ce scrutin à l’issue de la saison 2020...

 

Pedro Martinez en tête 

Quel est le lanceur qui affiche la meilleure moyenne de victoires de tous les lanceurs droitiers des majeures ?

Au cours de sa carrière, Pedro Martinez a eu une moyenne de victoires de l’ordre de ,687 !

Depuis le début des années 1900, aucun lanceur n’a limité l’adversaire à une aussi faible moyenne offensive au cours d’une saison au cours de laquelle il a lancé au moins 100 manches, soit un rendement offensif de ,167.

Pedro a joué durant 18 saisons dans les majeures, portant les couleurs des Dodgers, des Expos, des Red Sox, des Mets et des Phillies.

Il a été admis au Temple de la Renommée en 2015.

Randy Johnson : 5 Cy Young

Bien qu’il n’ait amorcé sa carrière qu’à l’âge de 25 ans, le grand Randy Johnson s’est taillé une place plus qu’enviable dans les annales du baseball majeur.

Lors d’une entrevue, Nolan Ryan avait tout simplement déclaré que le prochain lanceur aussi dominant qu’il ne l’avait été serait sans doute Randy Johnson.

Il a fait ses premiers pas dans l’uniforme des Expos et il a lancé son dernier match dans les majeures à l’âge de 46 ans, avec un dossier de 303 victoires et seulement 166 revers, 4875 retraits au bâton et une moyenne de points mérités de 3,29 en 618 parties.

D’ailleurs, il revendique cinq trophées Cy Young, plus que n’importe quel autre membre du Temple de la Renommée.

Doby en séries mondiales

Celui qui a suivi Jackie Robinson comme premier Afro-Américain dans la Ligue américaine, Larry Doby, revendique l’honneur d’avoir été le premier de sa race à claquer un coup de circuit en séries mondiales.

L’ancien des Indians de Cleveland a réussi cet exploit lors du quatrième match de la classique de 1948.

Il en a cogné 253 au cours de ses 13 campagnes dans les majeures, mais un seul en séries.

Doby a aussi été gérant durant une campagne dans les majeures, soit en 1978 avec les White Sox de Chicago.

Il a aussi fait partie du personnel d’instructeurs des Expos de 1969 à 1973 et de nouveau en 1976.

Tel père tel fils

Fernando Tatis fils avait à peine trois ans quand son père a établi un record qui ne sera peut-être jamais égalé et sûrement jamais battu, en claquant deux grands chelems dans une même manche, le 23 avril 1999 à Los Angeles, contre les Dodgers.

Voici que 22 ans plus tard, le 23 avril 2021, son fils a réussi deux circuits (pas dans la même manche) contre les Dodgers alors que les Padres ont remporté une victoire de 6 à 1.

Un scénariste de Hollywood n’aurait jamais pu imaginer qu’un tel fait se produise par deux membres d’une même famille.

Parfois la réalité dépasse la fiction !