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Restos: on n’a pas le choix d’attendre

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Les petits bonheurs de la vie, comme aller à son resto préféré, sont de loin ceux qui nous manquent le plus. Avant la pandémie, on les tenait pour acquis. Depuis, on se lève la nuit pour implorer leur retour. 

Les restaurateurs, eux, ont beaucoup souffert. Certains ont dû plier bagage. D’autres ont perdu argent et sommeil. Avec courage, ils ont tenu le fort. En un clin d’œil, ils se sont « réinventés ». Bienvenue au mode livraison et à emporter. 

« Commander local » est ainsi devenu un geste de solidarité. Ce n’est donc pas de gaieté de cœur que, malgré tout, j’attendrais encore avant de rouvrir les salles à manger en zones chaudes.  

J’ai pourtant très hâte, moi aussi, de retrouver mes restos chouchous, le personnel, l’atmosphère, la faune d’habitués et bien sûr, la bouffe. Prendre enfin une pause de la prison que sont devenues nos cuisines.

Or, il y a un os dans la soupe. Pour le moment, 38 % seulement de Québécois sont vaccinés d’une première dose. Bref, pas d’autres choix que d’attendre. Encore un peu. Par principe de précaution. 

Une voie possible serait d’attendre d’avoir atteint un taux de vaccination suffisamment élevé pour un début de retour graduel à une vie presque normale... 

Preuve vaccinale

Une autre, plus réaliste et moins éloignée, serait d’attendre qu’une preuve officielle de vaccination soit exigée pour toute activité où il y a rassemblement. Y compris les restos. 

Non seulement pour protéger les clients et le personnel, mais pour donner aux hésitants et aux antivaccins un incitatif puissant à se faire vacciner. 

La vaccination est LA clé ultime capable d’ouvrir nos cages de confinement. Pour atteindre la fameuse immunité collective, bien des experts placent toutefois la barre à 85-90 % de la population vaccinée avec deux doses. 

C’est pourquoi, sans le dernier coup de collier d’une preuve obligatoire de vaccination, le danger bien réel est qu’on n’y arrive jamais. Et les restos ? Avant de pouvoir y retourner, faudrait-il attendre que la COVID-19 soit terrassée jusque dans son dernier variant ? 

Évidemment pas. D’autant plus qu’on risque de devoir vivre avec le virus pour un bon bout de temps avec des rappels annuels pour la vaccination. Alors ? 

Prudence et patience

La Santé publique et le gouvernement en décideront. C’est entendu. Espérons que leur décision ne se prendra pas sous la pression de plaire, mais sous le sceau du principe de précaution. Aussi douloureux soit-il. 

La prudence et la patience ont leurs vertus. En pandémie, elles sauvent carrément des vies. Moi aussi, j’ai hâte de retourner au resto. Surtout, j’ai hâte de le faire en sachant que ce sera sécuritaire.

Le risque zéro n’existe pas. C’est certain. Mais après plus d’un an de cette vie coupée de tout, on peut sûrement attendre un brin. Idéalement, pour que certaines activités, dont les restos, nécessitent une preuve de vaccination.

Une chose est sûre : ça viendra. Peut-être même plus vite qu’on ne le pense. Du moins, si nous sommes solidaires en nous faisant vacciner. 

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