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Intolérance à la vérité

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Photo AFP Tom Wilson

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Ça aura pris une journée de plus, finalement. Les Rangers écopent d’une amende de 250 000 $ pour avoir dit la vérité dans l’affaire Tom Wilson. Vive la Ligue nationale de hockey !

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C’était écrit dans le ciel que Gary Bettman condamnerait les Rangers pour avoir dit publiquement que George Parros n’avait pas les qualifications pour demeurer directeur du comité de sécurité des joueurs de la LNH.

Le commissaire a fait le commentaire suivant : « C’est terriblement injuste de mettre en doute le professionnalisme et le dévouement de George Parros dans ses fonctions au sein du comité de sécurité des joueurs.

« Les attaques personnelles à l’endroit d’un membre de la direction de la Ligue nationale de hockey ne seront pas tolérées. »

Ce que Bettman ne dit pas, c’est qu’en passant l’éponge sur les actes de Wilson à l’endroit d’Artemi Panarin, Parros a provoqué les événements disgracieux survenus sur la glace du Madison Square, mercredi soir.

Les Rangers se sont fait justice eux-mêmes. Dès la mise en jeu initiale, les joueurs des Rangers et des Capitals se sont empoignés.

Un vrai cirque !

On a assisté à des scènes du hockey des années 1970 alors que les Flyers de Philadelphie faisaient régner la terreur sur les patinoires de la Ligue nationale.

Il ne manquait que les frères Hanson !

Les joueurs se sont permis tous les coups, même les joueurs réputés dociles. À un moment donné, Anthony Mantha a tapé son bâton deux fois légèrement dans le mollet de Pavel Buchnevich dans ce qui pouvait être perçu comme une invitation au combat.

Lors de l’arrêt de jeu, Mantha est allé à la rencontre de Buchnevich qui l’a accueilli avec un retentissant double échec au visage.

Chaque présence sur la place avait un potentiel dangereux pour n’importe quel joueur.  

Wilson doit se bidonner

Le plus aberrant dans toute cette histoire, c’est que celui qui a mis le feu aux poudres, le tortionnaire Tom Wilson, n’a reçu qu’une tape sur les doigts.

Une amende de 5000 $ pour avoir troublé et mis fin à la saison d’Artemi Panarin, c’est d’un ridicule consommé.

Le récidiviste qu’il est va recommencer à la première occasion.

Pas de danger qu’un dirigeant de l’Association des joueurs ou qu’un joueur de renom comme Auston Matthews, qui respecte les normes du hockey, lui dise qu’il en a marre de le voir se comporter comme un imbécile.

Qu’est-ce que la LNH attend pour le mettre au pas ?

Tom Wilson est une honte pour les Capitals et la Ligue nationale. Tous les joueurs qui s’avisent comme lui de dépasser les limites devraient être punis sévèrement.

Une première offense devrait entraîner une suspension de 10 matchs. Les peines devraient être doublées pour chaque récidive. Ça pourrait aller jusqu’au bannissement.

Mais c’est rêver en couleur.

Pas de comité indépendant

Oubliez aussi la création d’un comité de discipline indépendant, comme certains le suggèrent. Aucune ligue sportive n’aime se faire dire comment gérer ses affaires.

Que reste-t-il ?

Que la justice s’en mêle s’il le faut. La carrière de Marty McSorley a pris fin le jour où un juge l’a condamné pour avoir frappé Donald Brashear avec son bâton.

Aux grands maux, les grands moyens !