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COVID-19: une campagne de vaccination au château de Dracula

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Photo AFP

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Dracula a de quoi être jaloux: des centaines de personnes se sont pressées, ce week-end, devant «son» château de Bran, en Roumanie, pour une piqûre, séduites non pas par son charme, mais par la possibilité de se faire vacciner contre la COVID-19.

«Je suis venu visiter le château avec ma famille et, quand j'ai vu l'affiche, j'ai pris mon courage à deux mains et accepté de me faire piquer», a déclaré à l'AFP Liviu Necula, un ingénieur âgé de 39 ans.

Comme lui, toutes les personnes s'étant fait vacciner ont reçu un diplôme attestant de leur «témérité et de leur responsabilité», et promettant qu'elles seront accueillies au château «pour les 100 prochaines années».

«Nous ciblons surtout les touristes qui sont venus passer le week-end dans la région, mais les locaux et les employés du château sont eux aussi les bienvenus», a indiqué le directeur de marketing, Alexandru Priscu.

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Une visite de la «salle des tortures» abritée par cette forteresse, dont les fondations ont été posées par les chevaliers teutoniques en 1211, est également prévue pour ces «téméraires».

Niché dans une vallée brumeuse des Carpates, le château de Bran est associé au prince sanguinaire roumain du XVe siècle, Vlad Tepes («l’Empaleur») — qui a inspiré le personnage de Dracula à l’écrivain irlandais Bram Stoker —, même s’il n’y a sans doute jamais séjourné.

Offert en 1920 par les autorités locales à la reine Marie de Roumanie, le château perché sur un rocher avait été confisqué par les communistes en 1948, avant d'être restitué en 2006 à Dominic de Habsbourg, héritier de l'ancienne famille royale.

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Désireuses de convaincre le plus grand nombre de Roumains de se faire vacciner, les autorités ont multiplié ces derniers jours les «vaccidrives» dans plusieurs grandes villes et organisé des «marathons» vaccinaux ouverts 24 h sur 24 à la Bibliothèque nationale et à la Salle du Palais, grand auditorium de Bucarest.

«Ces centres sont destinés à tous ceux qui veulent se faire vacciner, mais qui rechignent à prendre rendez-vous en ligne», a déclaré à l'AFP Beatrice Mahler, directrice de l'hôpital Marius Nasta de Bucarest, venue aider les dizaines de médecins et infirmiers à pied d'œuvre à la Salle du Palais dans la nuit de samedi à dimanche.

Selon elle, le plus dur sera d'atteindre les habitants des communes, encore nombreuses, qui ne disposent pas de médecins de famille.

Près de 3,6 millions de Roumains ont reçu au moins une dose de vaccin contre le coronavirus dans ce pays de 19 millions d'habitants, qui veut franchir le cap des 5 millions de personnes vaccinées d'ici début juin.

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