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5 constats: Oui au talent québécois

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Photo d’archives, Agence QMI Danny Maciocia a fait le plein de talent québécois lors du dernier repêchage de la LCF.

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Ma chronique 5 constats est de retour après plus d’un an d’absence. Les derniers mois m’ont donné le temps de prendre du recul par rapport au sport. Et ça m’a fait du bien. 

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Durant cette période, j’ai couvert les événements d’une façon différente. Toutefois, ce n’est pas idéal pour rapporter tout ce qui se passe sur le terrain. Ça me manque terriblement. Rien de mieux que de voir un combat de boxe à quelques pieds du ring, d’aller faire un brin de jasette avec un joueur de baseball ou d’éviter un puissant service d’un joueur de tennis. 

J’ai notamment appris à composer avec les conférences de presse virtuelles. Celles-ci donnent parfois droit à des moments inconfortables. 

C’est arrivé la semaine dernière avec les Alouettes. Des collègues anglophones ont demandé au directeur général, Danny Maciocia, d’expliquer pourquoi il avait repêché trois Québécois francophones sur ses cinq joueurs à l’encan de sélection. 

« Quel type de message essayes-tu d’envoyer ? » a demandé le journaliste à Maciocia. 

Pendant une vingtaine de minutes, ce dernier a eu droit à des questions au sujet des francophones et non des Québécois. L’homme de football n’a pas compris pourquoi les questions ont porté sur ce sujet. 

Lorsqu’il recrute un joueur des Carabins ou du Rouge et Or, il voit un joueur qui a des habiletés pour jouer au football. La langue parlée est secondaire. 

Par la suite, il a dû confirmer qu’il n’avait pas reçu de pression de la part de la haute direction pour ajouter des Québécois francophones à la formation. Et encore moins de les voir comme un outil de marketing. Le malaise était perceptible chez Maciocia, mais il a évité de se mettre les pieds dans les plats. 

Le football professionnel, c’est une affaire de résultats et pas un concours de popularité. 

14 finales en 20 ans !

Depuis janvier 2020, les Alouettes ont fait un virage à 180 degrés. Ils ont repêché et fait signer des contrats à près de 30 joueurs québécois. C’est énorme si on les compare aux autres équipes professionnelles de Montréal. 

Dès son embauche, Maciocia a mentionné qu’à talent égal, il prendrait un Québécois. Il fait ce qu’il a dit. Il appuie sa philosophie par le fait que les Carabins et le Rouge et Or ont deux des meilleurs programmes universitaires au Canada. 

Ces deux équipes ont pris part à la finale de la Coupe Vanier à 14 reprises en 20 ans depuis 2000. Ce n’est pas un coup de chance. 

De plus, Maciocia et son directeur du recrutement canadien, Byron Archambault, connaissent les joueurs québécois sur le bout de leurs doigts. Pourquoi lèveraient-ils le nez sur le talent d’ici ? Il faut les applaudir de donner une chance à des joueurs de chez nous. Francophones ou pas. 

Affaire de fierté 

Avec cette direction, les Alouettes s’assurent d’avoir des joueurs qui vont se défoncer lorsqu’ils sauteront sur le terrain. Ils seront animés par un sentiment de fierté qui était inexistant avant la saison 2019. Et des athlètes qui ont un passé de gagnants. 

Est-ce que la recette de Maciocia permettra aux Alouettes de remporter une première Coupe Grey depuis 2010 ? Il faudra attendre de voir ce qui se passera sur le terrain. 

Au moins, il aura eu l’audace d’essayer quelque chose de différent avec des joueurs de chez nous. Un beau pari. 

2. La patience de Canelo Alvarez a été récompensée  

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Photo AFP

Ça n’a pas été une marche dans le parc pour Canelo Alvarez contre Billy Joe Saunders, samedi, au Texas. Même si son adversaire l’a embêté pendant quelques rounds avec son style, il a gardé son calme et il a continué de bien placer ses coups de puissance. Avec un coup parfait, le Mexicain a forcé Saunders à abandonner au terme du 8e assaut. Alvarez vise maintenant la dernière ceinture pour unifier tous les titres à 168 lb. Caleb Plant acceptera-t-il l’invitation ? On le souhaite. 

3. Hamilton est le meilleur de tous les temps  

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Photo AFP

On commence à manquer de qualificatifs quand il est question du pilote Lewis Hamilton. Il continue d’améliorer les records en poche qu’il a lui-même établis. Certains diront que c’est simple, car il a une bonne voiture. C’est vrai. Par contre, il a affiché une constance phénoménale depuis ses débuts. Ce ne sont pas tous les pilotes qui sont capables d’établir ce type de standards année après année. Et ce n’est pas fini. À ce rythme, il va remporter un autre championnat des pilotes en 2021. 

4. MLB : les frappeurs devront s’ajuster  

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Photo AFP

Le lanceur des Reds de Cincinnati Wade Miley a réussi vendredi le quatrième match sans point ni coup sûr cette saison. Un autre beau moment sportif. D’un autre côté, ça prouve à quel point les lanceurs sont dominants depuis le début de la saison. Ils accumulent les retraits au bâton à un rythme assez inquiétant. Il faudra que les frappeurs s’ajustent : moins viser la clôture à tous les élans. Avec une mentalité différente, on assisterait à du baseball plus traditionnel avec du frappe et court. Ça ne ferait pas de mal au spectacle. 

5. Gardons notre calme avec FAA  

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Photo Pierre-Paul Poulin

J’ai vu des commentaires sévères à l’endroit de Félix Auger-Aliassime après sa défaite contre Casper Ruud à Madrid. Il connaît des difficultés contre les joueurs du top 50 au monde. Il n’a pas encore gagné un titre sur le circuit de l’ATP. Par contre, il est tout de même la 21e raquette mondiale ce matin. Et il n’a que 20 ans. On parle d’un athlète qui est encore en plein développement. Il est bien entouré avec Fred Fontang et son mentor Toni Nadal. Quand son tour à l’avant-scène viendra-t-il ? On ne le sait pas, mais ça viendra. Ce n’est pas une question de talent. 

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