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Procès pour meurtres: François Asselin parfois violent et paranoïaque

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Le procès de François Asselin, accusé des meurtres de son père, Gilles Giasson, et d’un collègue de travail, François Lefebvre, s’est poursuivi lundi avec le témoignage de son ex-conjointe, qui a affirmé qu’il pouvait se montrer agressif et paranoïaque quand il avait consommé des stupéfiants.

La femme de 37 ans, dont l’identité est tue pour protéger celle des enfants, a expliqué aux jurés qu’il est arrivé à Asselin de s’enfermer dans une pièce où elle a ensuite retrouvé un couteau de cuisine et la photo de leurs enfants.

Selon son témoignage, l’accusé de 38 ans ne s’en est jamais pris à elle physiquement, mais elle a déjà craint pour sa vie, notamment quand il a fracassé un téléviseur avec un haltère ou quand il a lancé un sapin de Noël dans la maison.

François Asselin imaginait que les voisins lui en voulaient au point d’avoir déjà dormi avec un couteau sous son matelas ou encore avec un bâton de baseball dans la chambre, a-t-elle raconté.

Si les relations étaient tendues entre eux depuis leur rupture, l’homme a quand même laissé un message à son ex-conjointe dans la nuit du 17 au 18 mai 2018, date du meurtre de François Lefebvre à Sherbrooke.

«Il y avait un cadavre dans ma boîte de truck à matin. Je pense que la police s’en vient. En tous cas, je vous aime fort. On se rappelle, bye», peut-on l’entendre dire sur cet enregistrement.

Un objet tranchant

Plus tôt dans la journée, Erik Hudon, expert en balistique au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, a pu confirmer que les fémurs de Gilles Giasson, qu’il a examinés, portaient les marques d’un objet tranchant et lourd qui aurait coupé les fémurs d’un coup.

Même s’il est possible que ces coups aient été portés par la hachette ou la machette saisies au logement de Gilles Giasson, un autre objet pourrait avoir été utilisé, selon l’expert.