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Une piqûre individuelle pour la «libarté» collective

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Je n’y crois pas encore. Ça fait plus d’un an que j’attends ce moment : cette semaine, la vaccination sera ouverte à mon groupe d’âge.

J’ai moins de 25 ans, donc dès vendredi, je pourrai aller sur le portail Clic Santé pour prendre mon rendez-vous de vaccination.

Pourquoi ai-je si hâte d’avoir cette fameuse aiguille dans le bras ? 

Parce que je suis impatiente que l’on retrouve tous et toutes notre vie d’avant.

Nous, les millénariaux, avons la (fausse) réputation d’être une génération égoïste. 

Et si, en allant se faire vacciner, on saisissait cette chance de démontrer qu’on ne l’est pas ?

  • Écoutez la chronique de Madeleine Pilote-Côté à QUB radio

Faire sa part

Je vois autour de moi que les jeunes veulent se faire vacciner. Selon un vox pop réalisé à Québec auprès des 18-24 ans par TVA Nouvelles début mai, ces personnes sont prêtes à faire leur part pour que la cible de couverture vaccinale d’au moins 75 % pour leur groupe d’âge soit atteinte.

On aime ça, nous, les jeunes adultes, faire des choses en gang, sentir que l’on appartient à une communauté. 

Je le constate avec le vaccin. Avec mes amis, ce sujet revient souvent : qui recevra sa dose en premier ? 

Nous avons hâte de contribuer au bien-être de la société et, bien sûr, on se permet de rêver sur ce qu’on pourra faire une fois immunisés.

Les impacts de nos actions

Contrairement à l’image de génération nombriliste qui nous colle à la peau, nous sommes conscients et conscientes des impacts de nos actions sur la vie d’autrui. 

La pandémie nous l’a bien appris.

Qu’il y ait des DJ ou non dans les centres de vaccination, comme y a songé le ministre Dubé pour nous y attirer, je suis convaincue que les jeunes se présenteront en grand nombre.

Parce que ce qu’il y a de plus attirant dans le fait de se faire vacciner, c’est que toute la collectivité puisse retrouver sa liberté.