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COVID-19: la mémoire malmenée par le confinement et le télétravail

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Le manque de conversations anodines et de potins de bureau nuit grandement à la mémoire, malmenée par le confinement, selon une nouvelle étude dévoilée lundi.  

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Raconter sa dernière sortie au cinéma, parler de sa nouvelle recette de cuisine ou commenter le dernier match du Canadien fait travailler le cerveau, lequel est désormais privé de stimulations variées depuis le télétravail qui impose la sédentarité.  

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Or, la mémoire, pour s’entretenir, a besoin de l’expérience des périodes tampons et de mouvement pour emmagasiner les informations, selon l’étude. 

«L’individu qui raconte une histoire doit structurer, organiser et résumer l’information. Tout ce travail profite à la mémoire», a indiqué l’auteure de l’étude, Isabelle Rouleau, professeure au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

La spécialiste du cerveau s’intéresse à la partie de cet organe impliquée dans la mémoire, en l’occurrence l’hippocampe, une structure sensible aux changements et aux déplacements. 

«L’hippocampe fait le lien entre l’épisode qu’on est en train de vivre et sa localisation dans l’espace, a expliqué Mme Rouleau. Il fait l’association entre le temps et l’espace.» 

Mais tout cela a été affecté par l’émergence de la pandémie, qui a imposé de nouvelles manières de faire les choses, avec moins de déplacements et de conversations anodines que le télétravail ne permet pas en raison de son contexte désincarné. 

Une situation qui peut constituer une source de grand stress, selon l’observation de l’experte.

«L’état de stress chronique nous rend plus préoccupés, donc moins disponibles pour encoder des informations», a ajouté l’universitaire, qui s’est également penchée sur les avantages de la présence en classe pour les étudiants, en mettant l’accent sur l’interaction dans les cours en présentiel.

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