/news
Navigation

François Croteau quitte la politique municipale

Coup d'oeil sur cet article

Le maire de l’arrondissement de Rosemont–La-Petite-Patrie, François Croteau, a annoncé mardi qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections. Il prendra sa retraite de la vie politique à la fin de son mandat actuel.

«Cette décision a été mûrement réfléchie et elle n’est pas liée à des raisons externes ou internes politiques. Elle fait suite à une réflexion et une démarche personnelle», a expliqué M. Croteau, dans un discours entrecoupé de larmes.

M. Croteau est devenu maire de l’arrondissement pour la première fois en 2009, avec Vision Montréal, parti qu’il a quitté pour rejoindre Projet Montréal en 2011, où il sera réélu à deux reprises.

Depuis 2017, il était aussi membre du comité exécutif de la Ville, où il était responsable des dossiers de la ville intelligente, des technologies de l'information, de l'innovation et de l'enseignement supérieur.

«J’ai besoin de continuer à agir sur la Ville, mais ailleurs que dans l’arène politique. J’ai le sentiment d’avoir réalisé ce que je souhaitais accomplir», a-t-il ajouté.

Au cours de ses 12 années à la mairie de l’arrondissement, M. Croteau a implanté plusieurs mesures pour verdir le quartier, y aménager des pistes cyclables et apaiser la circulation.

«Cette influence positive qu’il a exercée ne s’est pas limitée à son arrondissement. Rosemont est un exemple qu’on utilise dans d’autres dossiers et qui nous inspire pour voir où on peut aller», a souligné la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Elle a nommé en exemple la création de toits blancs et le verdissement des aires de stationnement, tout en soulignant le travail qu’il a accompli, tant au sein de l’arrondissement qu’à l’hôtel de ville de Montréal.

«La politique est un sport extrême. Elle donne beaucoup à ceux qui la pratiquent, mais elle demande énormément en retour», a rappelé Mme Plante, qui a également souligné que son équipe aurait aimé pouvoir à nouveau compter sur lui.

Pour l’instant, Mme Plante assure qu’aucun candidat n’est pressenti pour le remplacer. «Projet Montréal est un parti démocratique. Oui, il y a un siège qui se libère, mais il n’y a pas de successeur confirmé, on va suivre le processus», a-t-elle déclaré.