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Mort de Joyce Echaquan: l'enquête publique s'amorce jeudi

Joyce Echaquan
Photo courtoisie Joyce Echaquan

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L'enquête publique sur la mort de Joyce Echaquan va s'amorcer, jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières.

Rappelons que la mère de famille est décédée en septembre dernier sous une pluie d'insultes racistes et de propos dégradants au centre hospitalier régional de Lanaudière. La femme de 37 ans avait filmé en direct la scène sur Facebook.

Huit mois après son décès, les attentes sont grandes pour les membres des Premières Nations. Les audiences publiques sont très attendues. Le chef de Manawan, Paul-Emile Ottawa, et le Grand chef de la nation attikamek, Constant Awashish, seront présents pour l’ouverture de l’enquête publique.

  • Écoutez l'entrevue de Pierre Nantel avec Constant Awashish, Grand Chef de la Nation Atikamekw, sur QUB radio: 

«Ce sera difficile pour la famille, pour la communauté et toutes les Premières Nations. On vit un mélange d’émotions autant de colère que de tristesse. C’est sûr que pour nous, on espère avoir des recommandations concluantes et positives pour aider la famille à passer à travers le deuil», a commenté Constant Awashish.

Treize jours d'audiences sont prévus au calendrier et seront étalés sur quatre semaines pour faire la lumière sur les causes et les circonstances du décès de Joyce Echaquan. Une cinquantaine de témoins seront entendus.

Les deux premières journées seront chargées en émotions. Elles sont dédiées à la famille et aux proches de Joyce. Jeudi, les témoignages de son conjoint, de sa fille et de sa mère seront entendus.

Près d’une trentaine d'employés seront aussi appelés à témoigner et à répondre aux questions de la coroner. L’automne dernier, deux employés ont été congédiés à la suite du décès de la mère de famille. L'ex-PDG du CISSS de Lanaudière est également sur la liste des témoins.

«Il faut faire en sorte que la dignité de Joyce perdure. Cette femme-là s’est battue à la vue de tous dans une telle vulnérabilité. Ce qu’on attend, c’est cette reconnaissance de la grande discrimination qui existe auprès des services de santé, mais aussi des services sociaux au Québec», a commenté Gabrielle Vachon-Laurent, du Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières.