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Le PQ forcé à se redéfinir

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Le dernier sondage Léger semble avoir été un coup de poing au visage pour le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon. Aujourd’hui, c’est la réforme de la loi 101 du ministre Simon Jolin-Barrette qui va causer des maux de tête au chef péquiste.

Le contexte particulier causé par la pandémie peut justifier en partie la piètre performance des partis d’opposition dans les sondages, mais ça n’explique pas tout.

La fin de la pandémie 

Même après la crise sanitaire, il est difficile de penser que le PQ sera premier comme par magie dans les intentions de vote au Québec. 

Le chef péquiste devra ainsi trouver une façon de se démarquer rapidement de la CAQ. Devant un premier ministre qui met de l’avant le nationalisme économique, la laïcité et maintenant la langue française, il reste bien peu de place sur l’échiquier politique pour le parti de René Lévesque.

Mardi, en réagissant au sondage, le chef péquiste a misé sur ses convictions profondes pour se relever dans les sondages : « J’ai des convictions, puis mes collègues ont des convictions, puis mes collègues pourraient faire autre chose en ce moment. Mais ils sont là par conviction. »

Au-delà de ses convictions, ça va prendre une stratégie.

S’unir ou mourir

Le Parti québécois semble à la croisée des chemins. Ce grand parti qui a marqué le Québec est maintenant forcé par la CAQ à se redéfinir.

L’idée n’est pas nouvelle. Elle a fait couler déjà beaucoup d’encre. Mais il est peut-être temps que le PQ s’unisse avec Québec solidaire.

M. St-Pierre Plamondon devra viser à devenir le chef des nationalistes et non pas seulement le chef des péquistes.

Pour pouvoir rester en poste comme chef après 2022, M. St-Pierre Plamondon devra faire mieux que Jean-François Lisée. Pour y arriver, ça va prendre plus que des convictions.