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Pas de consensus sur les effets de la fermeture de la ligne 5 d’Enbridge

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Est-ce que la fermeture de la ligne 5 amènera une mauvaise surprise à la pompe pour les automobilistes ? Là-dessus, les experts ne s’entendent pas, a constaté Le Journal.

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« La fermeture de la ligne 5 perturberait gravement l’approvisionnement en carburant et ferait grimper le prix que les consommateurs paient partout au Québec et en Ontario », ont plaidé les avocats d’Ottawa dans un mémoire déposé devant la cour fédérale du district Ouest du Michigan, mardi.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le prix du brut est négocié en Bourse. Mais après, plusieurs autres facteurs influencent le prix à la pompe, rappelle Bob Larocque, président de l’Association canadienne des carburants. 

« Les raffineries devront payer plus cher pour faire venir leur pétrole par trains, camions ou bateaux. Donc, inévitablement les raffineurs vont refiler la facture aux consommateurs », assure-t-il. 

Autre pipeline réactivé ?

Mais ce n’est pas ce que croient deux spécialistes des questions énergétiques consultés par Le Journal

« Pour le Québec, il n’y aura pas trop d’impact, surtout pas sur le prix. Ça fait seulement depuis six ans qu’on s’approvisionne avec le pétrole de l’Ouest. Avant, on importait notre pétrole et il arrivait par bateau. Cela dit, on risque de réactiver la ligne Portland-Montréal pour assurer notre approvisionnement », croit Jean-Thomas Bernard, professeur à l’Université d’Ottawa. 

Même son de cloche pour Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal. « À la pompe, il ne devrait pas y avoir de changements majeurs. Tout comme le prix n’avait pas baissé quand on a inversé la ligne entre l’Ontario et le Québec en 2015 », a-t-il écrit par courriel au Journal

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