/news/currentevents
Navigation

Vague de vandalisme à Ahuntsic-Cartierville

On a notamment peint des symboles haineux

vandalisme
Photo courtoisie, Hadrien Parizeau Des croix gammées peintes sur un véhicule.

Coup d'oeil sur cet article

Des dizaines de citoyens du quartier Ahuntsic, à Montréal, ont été la proie de vandalisme parce que leur véhicule ou leur résidence a été aspergé de peinture la semaine dernière.

• À lire aussi - Représentativité des effectifs: le SPVM veut être plus inclusif pour les minorités

C’est une bien mauvaise surprise qu’a eue Marina Kulafian samedi dernier, lorsqu’elle a remarqué que sa moto flambant neuve stationnée derrière son immeuble à logements avait été vandalisée avec de la peinture bleue.

« J’étais très énervée et j’ai insulté les responsables de tous les noms », déplore celle qui estime les dommages à près de 1000 $ puisque des pièces qui ne peuvent pas être repeintes sont touchées.

Elle n’était pas la seule à être victime de cette vague de vandalisme qui a touché des dizaines de résidents vivant autour de la rue Basile-Routhier, dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, lors de la nuit du 7 au 8 mai.

La moto de Marina Kulafian.
Photo courtoisie, Marina Kulafian
La moto de Marina Kulafian.

Hadrien Parizeau, le conseiller de la Ville qui représente ce district, a été mis au fait d’une quarantaine de biens endommagés durant cette nuit, soit des véhicules ou des façades d’immeubles.

Symbole haineux

Des croix gammées ont également été apposées sur l’un des véhicules, un acte que M. Parizeau juge préoccupant.

L’élu a été surpris du nombre important d’actes commis en une seule nuit. 

« C’est vraiment rare qu’on voie ça. C’est extrêmement déplorable. »

Jean-Marc Beausoleil, auteur d’un livre sur les graffitis à Montréal, ne croit pas que le ou les auteurs de ces actes soient des graffeurs ordinaires, mais plutôt des « morons ». 

« Les maisons et les voitures, ce n’est pas censé être touché. C’est comme un code d’honneur. Les croix gammées, il faut condamner ça tout le temps. Ce n’est pas du graffiti, mais du vandalisme haineux. »

« Ce n’est pas normal. C’est un quartier tranquille », dit Juliette Blin, qui a vu plusieurs voitures de sa rue être vandalisées.

La police de Montréal a indiqué que les informations sur les méfaits seraient transmises à ses enquêteurs.

À VOIR AUSSI...