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Les Nordiques, c’est encore possible

Pierre Karl Péladeau croit toujours au retour d’une formation de la LNH à Québec

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Le patron de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a répondu à nos questions en marge de l’assemblée des actionnaires. S’il refuse de dire combien il payerait pour une future équipe à Québec, il se montre optimiste en ce qui a trait à un retour.


Le premier ministre François Legault s’est montré favorable au retour des Nordiques de Québec, ce qui ferait en sorte qu’on recruterait davantage de joueurs québécois. Y croyez-vous encore à une équipe à Québec ?

Je suis d’accord avec le premier ministre. Je pense qu’il est bien conscient qu’il y a des considérations hors de notre contrôle pour lesquelles on devra trouver une solution. Mais je persiste à répéter, et je le dis depuis les quatre dernières années, c’est que le marché de Québec, avec Québecor comme promoteur, est probablement l’ensemble qui est le plus susceptible d’assurer la réussite d’une équipe de hockey professionnelle de la LNH à Québec.


Mais pourquoi ça ne se concrétise pas selon vous ?

À la fin de la journée, celle qui décide, c’est la Ligue nationale. Ça ne se vend pas chez Walmart, une équipe de la LNH ! (rires) [...] Le commissaire [Gary Bettman] est puissant et c’est lui qui « call les shots », comme on dit en bon français.


Est-ce que vous sentez qu’il y a de l’obstruction, notamment du Bureau des gouverneurs de la LNH ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas une connaissance intime du Bureau des gouverneurs. Mais si tout le monde était unanime, ça serait difficile de s’opposer à une unanimité. 

  • Écoutez la chronique économique d'Yves Daoust, directeur de la section Argent du Journal de Montréal Journal de Québec, sur QUB radio: 


Vous y croyez toujours dans un horizon moyen terme ?

On l’a toujours souhaité, c’était la raison pour laquelle on s’est engagé dans ce processus-là. Car le marché existe, la capacité de diffusion est là, l’organisation pour en faire la promotion existe, la surface financière est solide. Honnêtement, s’il y a des éléments qui peuvent être absents de la recette gagnante, j’aimerais qu’on me les cite. En fait, je n’en vois aucun. 


Dans une équipe propriété de Québecor, est-ce qu’on pourrait penser qu’il y aurait une sensibilité particulière pour avoir plus de joueurs québécois ?

On ne peut présumer de rien, mais il serait fort probable qu’il y ait une présence québécoise importante dans une équipe de Québec. 


Parlons de votre emploi du temps. Récemment, vous avez aboli le poste de président chez Vidéotron. Vous assurez l’intérim à la présidence de TVA. Comment envisagez-vous la gestion simultanée de toutes ces entités ? 

Effectivement, ça peut susciter pas nécessairement des inquiétudes, mais assurément des interrogations. Ç’a toujours été une responsabilité de bien s’assurer qu’il existe des équipes de direction solides. Je dois assumer cet enseignement de la part de mon père, car on disait fréquemment de lui que c’était un one man show ! Mais il s’est avéré que mon père s’était entouré de collaborateurs de grand talent et c’est la raison pour laquelle au lendemain de sa disparition, l’entreprise a continué à prospérer. [...]. Et c’est toujours le cas. 


Selon le plus récent sondage Léger, c’est difficile pour le Parti québécois. Êtes-vous inquiet pour l’avenir du parti ? 

Je ne peux dire autre chose que ça m’attriste ce dernier sondage, mais je ne vais pas m’engager dans une analyse politique sur ce que le PQ doit faire. C’est sûr que la politique m’a toujours intéressé, c’est le service public. J’aurais souhaité demeurer dans le monde politique. Pour des raisons [personnelles], j’ai dû quitter la vie politique. 


Est-ce qu’on peut envisager un retour en politique ? 

Pas pour l’instant... je suis bien occupé. Je dois m’occuper aussi de Vidéotron, de TVA. (rires)