/sports/opinion/columnists
Navigation

Les vraies réponses à venir

Jets vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Shea Weber n’a plus la même mobilité qu’à son arrivée à Montréal.

Coup d'oeil sur cet article

Quand la donne a été jetée par-dessus bord, il est difficile d’avoir une évaluation juste des effectifs et surtout d’une équipe qui avait amorcé la saison sur une note rafraîchissante pour ensuite sombrer dans un bourbier dans lequel elle a eu beaucoup de difficulté à se sortir.

Un calendrier ridicule, la pandémie, un arrêt de dix jours qui a tout saboté, un changement d’entraîneurs et une infirmerie bondée de joueurs sur la touche pour de longues périodes.

Il y a eu l’arrivée de nouveaux effectifs pour ajouter de la profondeur, mais les résultats ont été très décevants. Bref, on peut toujours soulever plusieurs interrogations sur l’image de cette équipe, on peut se demander si cette formation peut rivaliser avec les meilleures de la ligue, je crois sincèrement que les réponses viendront dans les prochains jours.

Quand le Canadien se frottera à la meilleure équipe de la division Nord, les Maple Leafs de Toronto, qui, cette année, ont répondu aux attentes de la haute direction et chez les partisans... 

Pour Marc Bergevin, il croit n’avoir rien négligé pour donner à son organisation une nouvelle personnalité. On a voulu modifier l’attaque en y greffant des patineurs avec un solide gabarit et aussi avec des mains rapides comme Tyler Toffoli et Josh Anderson.

Des responsabilités

On a donné des responsabilités accrues à deux jeunes joueurs de centre qui avaient démontré une belle maturité et surtout une capacité de s’adapter rapidement à la Ligue nationale et à l’adversité que cela entraîne. Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi ont rapidement convaincu, l’été dernier, pendant les séries éliminatoires, qu’ils avaient l’étoffe pour assurer l’avenir de l’organisation.

Pour Suzuki, il n’y a pas de doute. Pour Kotkaniemi, il y a un doute. Son nom risque de ne pas apparaître sur la liste que soumettra Dominique Ducharme pour le premier match de la série contre les Maple Leafs.

On a amélioré la brigade défensive et Jeff Petry a profité de tous les changements pour revendiquer le titre de meilleur défenseur du groupe.

Ajoutons à tout cela l’état de santé de Shea Weber et celui de Carey Price.

Je ne m’attarderai pas sur les résultats de l’équipe pendant leur absence, mais il y a lieu de se demander si Bergevin va continuer à prétendre que tout passe par les deux vétérans.

Weber ne sera plus jamais le défenseur qu’il avait acquis contre P.K. Subban. Déjà, à ce moment-là, Weber avait perdu un peu de son lustre. 

Rien d’alarmant, remarquez bien, sauf qu’il n’avait plus le même impact avec les Predators de Nashville. Celui qui dominait la brigade défensive était Roman Josi.

Carey Price est-il toujours le même gardien ? Disons qu’il n’est plus le gardien intimidant que l’on a épié pendant quelques saisons. 

Trop souvent, il se retrouve sur la liste des blessés. Trop souvent, on lui accorde des congés. Cette année, on lui accorde un statut particulier, ça se défend. On veut qu’il soit en parfaite forme pour les séries éliminatoires. 

Par conséquent, on lui donne des congés, mais un bon gardien ne désire-t-il pas disputer le plus grand nombre de matchs possible afin de garder ses réflexes bien aiguisés ?

La logique

Il sera à son poste, la semaine prochaine, et c’est logique. Jusqu’à nouvel ordre, c’est un gardien supérieur à Jake Allen. Peut-il répéter ses exploits de l’été dernier ?

Comme je vous le précisais, les prochains jours fourniront des réponses à bien des interrogations.

Par exemple :

  • Doit-on laisser Weber sans protection lors de la séance de l’expansion ou doit-on poursuivre l’aventure, en sachant que la fameuse fenêtre se referme très rapidement, en misant sur son passé et non sur ce qu’il peut maintenant offrir ?
  • Doit-on laisser Price sans protection ? Le problème, c’est que Jake Allen ne peut pas occuper un poste de gardien numéro un. Cayden Primeau représente-t-il la relève ? On doit se montrer très prudents avant de sauter à cette conclusion. Donc, Price demeure toujours l’homme de la situation, à moins que dans les prochains jours, il ne parvienne pas à faire la différence.
  • Reste les dossiers de Danault, de Tatar, d’Armia, de Staal, de Perry, et de Frolik. Je serais étonné que Tatar, Frolik, et Staal poursuivent leur carrière avec le Canadien l’an prochain. À moins que... Perry mérite une autre saison, mais à un prix raisonnable.
  • Le dossier Danault est plus complexe. Présentement, à la lumière des résultats des derniers mois, Bergevin ne peut pas s’en départir. Mais, il y a toujours un prix à respecter. Comme c’est le cas chez les Oilers d’Edmonton, qui ont avisé Ryan Nugent-Hopkins qu’ils sont prêts à renouveler son entente, mais que le nombre d’années et le salaire ne pourront rejoindre ses demandes en raison du plafond salarial.
  • Quant à Kotkaniemi, s’en sortira-t-il ? 
  • Finalement, Dominique Ducharme a-t-il bien réussi son audition ? 

Oublions la dernière saison, une saison où la donne a changé toutes les semaines. Les vraies réponses viendront dans le cadre de la vraie saison.