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Un policier coupable d’agression sexuelle

Il aurait profité de l’état d’ivresse de sa victime afin de l’agresser

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Maxime Lehoux à son arrivée au palais de justice de Québec, le premier jour de son procès pour agression sexuelle le mardi 4 mai.

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Le policier Maxime Lehoux a été trouvé coupable d’agression sexuelle, vendredi, par les membres du jury qui délibéraient depuis mardi.

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C’est donc dire que les cinq hommes et cinq femmes n’ont pas retenu la théorie présentée par la défense. 

Cette dernière soutenait que la victime, une jeune policière, était parfaitement consentante lorsque Maxime Lehoux s’était présenté dans sa chambre, en décembre 2016, pour y avoir des ébats sexuels.  

A contrario, l’avocate aux poursuites criminelles et pénales, Me Ann Marie Prince, avait plutôt fait valoir que lors d’une soirée de Noël à laquelle participaient plusieurs policiers du Service de police de la ville de Québec à Stoneham, Lehoux avait profité de l’état d’ivresse avancée de la policière pour l’agresser sexuellement.  

Selon les deux preuves d’expert présentées, le taux d’alcoolémie de la jeune femme devait se situer, au moment de l’acte sexuel, entre 90 et 116 mg sur 100 ml de sang puisqu’entre 8 h et 9 h, elle avait soufflé un taux de 75 mg sur 100 ml de sang.  

En se basant sur les expertises, la défense avait fait valoir que les taux estimés ne correspondaient pas aux symptômes décrits par la victime. Cette dernière disait avoir été incapable de repousser Lehoux en raison de l’état dans lequel elle se trouvait.  

Après avoir tergiversé pendant un an, elle a finalement décidé de porter plainte en décembre 2017.  

Deuxième procès 

L’homme de 30 ans, qui agit maintenant à titre de chargé de projet dans une compagnie de construction, reviendra devant le tribunal le 26 mai prochain pour les observations sur la peine. Toutefois, il n’est pas au bout de ses peines.  

En août, Lehoux subira un deuxième procès pour une accusation similaire qui fait suite aux révélations d’une deuxième plaignante pour des gestes qui auraient été commis en février 2018.  

Selon les informations obtenues par Le Journal lors de la deuxième arrestation de Lehoux, les actes reprochés se seraient produits au domicile de la jeune femme après qu’il l’eut rencontrée dans un bar. 

Jurés exclus 

Rappelons qu’en cours de processus, le jury qui était composé de sept hommes et de cinq femmes a vu deux de ses membres être exclus. Le premier « parce qu’il a mené sa propre enquête » en vérifiant une information sur internet en cours de procès, et le second qui s’est dit « incapable d’être impartial ».