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Les travailleuses en CPE manifestent à Trois-Rivières

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Quelques dizaines d'intervenantes de centres de la petite enfance ont manifesté samedi matin, à Trois-Rivières, dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

Elles se sont rendues devant les bureaux de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, afin d'appuyer leurs principales revendications.

«On a le devoir de protéger ce réseau de la petite enfance, parce qu'il fait la fierté de tous les Québécoises et Québécois. Il y a les mauvaises conditions de travail en petite enfance, mais on a aussi un problème généralisé de sous-investissement dans tout le réseau», a souligné la présidente de la CSQ, Sonia Ethier, dans un communiqué de presse.

Elle a également ajouté que le gouvernement Legault devrait prendre exemple sur Ottawa.

«Dans ses annonces au dernier budget, le gouvernement fédéral a compris, lui, que pour relancer l'économie, il fallait investir en petite enfance. Ça fait d'une pierre trois coups : ça développe un secteur traditionnellement féminin, ça crée des infrastructures et ça permet aux mères de retourner sur le marché du travail. Au Québec, le ministre de la Famille s'est trompé de 75 %. Il y a en réalité près de 90 000 parents dont les enfants attendent une place», a affirmé la présidente de la CSQ.

Plusieurs personnes ont pris la parole en guise de soutien et d'encouragements à leur endroit, dont la présidente de leur syndicat, Valérie Grenon, ainsi que la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon.

«Ce n'est pas parce que vous ne lui avez pas dit, ce n'est pas parce que moi, l'année passée dans une commission parlementaire, je ne lui ai pas dit: "Monsieur Lacombe, on s'en va directement dans le mur!" Et il me disait que j'étais alarmiste. Eh bien, là, malheureusement, on est dans le mur! Alors, monsieur Lacombe, plutôt que de voir sans bouger les bris de ce mur-là s'accumuler, allez-vous amener votre armée de maçons et travailler à reconstruire ce mur-là? Et ça, ça commence par la négociation maintenant, et des conditions de salaire dignes», a mentionné Véronique Hivon, députée du Parti québécois.