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Canadien c. Maple Leafs: une série plus serrée qu’on le pense

Maple Leafs vs Canadiens
Photo Martin Chevalier

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On l’attendait depuis 1979 cette prochaine confrontation en séries éliminatoires entre les Maple Leafs et le Canadien, deux des plus grandes équipes rivales de la LNH. 

Comme l’a dit Ben Chiarot au terme du match de mercredi soir, ce sera dommage qu’aucun spectateur ne puisse assister à cette confrontation. Imaginez la ferveur qu’il y aurait dans le Centre Bell et à l’intérieur de l’aréna Banque Scotia. Pendant près de deux semaines, les centres-villes des deux métropoles auraient été en intense ébullition. Néanmoins, on devrait avoir droit à toute une confrontation. Bien sûr, les Leafs ont remporté sept des 10 affrontements entre les deux équipes. Toutefois, cinq de ces 10 matchs se sont terminés par l’écart d’un seul but. Et deux autres se sont conclus par un but dans un filet désert. Par conséquent, cette série pourrait être plus longue qu’on ne le croit. 

Gardiens  

CANADIEN

Quel Carey Price ?

Carey Price a connu une saison bien en deçà des attentes. En plus de rencontrer des difficultés, l’une des causes du congédiement de Stéphane Waite, il a subi une blessure au bas du corps et une commotion cérébrale qui lui ont fait rater 18 des 20 derniers matchs du calendrier. Ces absences ont fait en sorte que Jake Allen a disputé plus de matchs (29 contre 25) que Price. Ce dernier devrait être en mesure de revenir pour les séries. Et s’il peut être aussi en feu que face aux Penguins, l’an dernier...

MAPLE LEAFS

Andersen ou Campbell ?

En l’absence de Frederik Andersen, blessé à un genou, Jack Campbell s’est élevé au rang d’homme de confiance devant le filet des Leafs. Il a battu un record de la LNH en remportant chacun de ses 11 premiers matchs. Andersen est revenu au jeu mercredi dernier, mais sa performance n’avait rien de convaincant. D’ailleurs, avec le Danois devant le filet, les Leafs n’ont jamais été en mesure de franchir le premier tour. Quelques-unes de ces quatre éliminations rapides lui ont été imputées. De son côté, Campbell n’a aucune expérience en séries.

Défenseurs  

CANADIEN

Le poids des années

Shea Weber a grandement ralenti cette saison. Il a martelé que ce n’était pas en raison d’une blessure. Il faudra voir. En général, Ben Chiarot s’est bien tiré d’affaire. Derrière eux, Jeff Petry a assumé son rôle de quart-arrière à merveille. Épaulé par le brio défensif de Joel Edmundson, il a pu laisser libre cours à son imagination. Alexander Romanov a été une belle révélation. Il a un bon flair offensif et ne craint pas le jeu robuste.

MAPLE LEAFS

Un top 4 respectable

Morgan Rielly est le premier nom qui nous vient en tête lorsqu’on pense à la brigade défensive des Leafs. Avec raison. Il est le meneur de l’équipe pour les points (34) et le temps d’utilisation (23 min 38 s). Il ne faut pas oublier Jake Muzzin. Bien que moins spectaculaire, il amène stabilité et expérience. Il fut un membre actif de la conquête des Kings, en 2014. La présence de l’un d’eux sur chacune des deux premières paires permet aux Leafs de miser sur un top quatre respectable.

Attaquants  

CANADIEN

L’émergence de Suzuki

Personne n’aurait pu prédire que Tyler Toffoli inscrirait 28 buts. Nick Suzuki a terminé la saison en force avec une récolte de 14 points à ses 11 derniers matchs. On ignore quel sera l’état de santé de Phillip Danault, mais son efficacité contre les meilleurs trios adverses, dans le cercle des mises en jeu et en infériorité numérique n’est plus à prouver. La fougue de Brendan Gallagher a grandement manqué à l’équipe. Il devrait être en mesure d’affronter les Leafs.

MAPLE LEAFS

Des canons bien entourés

Auston Matthews a été la terreur des gardiens. Avant son match d’hier soir, il avait récolté 41 buts. Mitch Marner a été complice de 25 de ses filets, ce qui en fait l’un des duos les plus explosifs de la LNH. John Tavares et William Nylander sont également capables de contribuer offensivement. Kyle Dubas s’est assuré d’amener du soutien à ce noyau en ajoutant expérience et intensité : un rôle joué à la perfection par Joe Thornton, Wayne Simmonds et Nick Foligno.

Entraîneur  

CANADIEN

Du succès chez les juniors

Appelé à succéder à Claude Julien, le 24 février, Dominique Ducharme a maintenu un dossier de 15-16-7 (,487) en 38 matchs à la barre du Canadien. Au cours de sa carrière, il a remporté une médaille d’or et une médaille d’argent à la tête d’Équipe Canada junior. Il a également mené les Mooseheads d’Halifax à la Coupe Memorial, en 2013.

MAPLE LEAFS

Une bague de la Coupe Calder

Embauché pour remplacer Mike Babcock le 20 novembre 2019, Sheldon Keefe vient de terminer sa deuxième saison derrière le banc des Maple Leafs. Contrairement à Dominique Ducharme, il n’a pas une feuille de route étincelante au niveau junior. Toutefois, en quatre saisons complètes derrière le banc des Marlies de Toronto, dans la Ligue américaine, l’Ontarien de 40 ans a mené son équipe à une Coupe Calder. C’était en 2018.

Momentum  

CANADIEN

Cinq défaites de suite

Le Canadien a conclu la saison avec cinq revers, dont deux en prolongation. Il s’est qualifié pour les séries lors de l’avant-dernier match. Au cours de cette période, l’attaque massive a été blanchie en 10 occasions. Paul Byron, Jake Evans et Artturi Lehkonen ont démontré une belle complicité lors des deux dernières rencontres. Eric Staal est complètement à plat, et Jesperi Kotkaniemi se cherche encore. Depuis le 1er avril, il n’a récolté que quatre passes.

MAPLE LEAFS

Un bon élan pour les séries  

Même s’ils ont assuré leur participation aux séries éliminatoires, le 28 avril, les Leafs ont conclu la saison avec un dossier de 7-0-2. Cependant, ce n’est pas en raison des succès de leur attaque massive. Au cours de ces neuf rencontres, cette unité spéciale n’a marqué que deux buts en 23 occasions (8,7 %). Ce qui est quand même surprenant avec tous les gros canons qui se trouvent dans cette formation. Cependant, ce n’est tout de même pas une raison pour tenter le diable en faisant preuve d’indiscipline.

Robustesse  

CANADIEN

Meneur de la ligue

Le Canadien a dominé le circuit avec 1585 mises en échec. Malgré un ralentissement au niveau offensif, Josh Anderson fonce comme un train en zone ennemie, ce qui rend parfois les défenseurs hésitants. Alexander Romanov a surpris plusieurs adversaires avec la violence de ses coups d’épaule. Avec leur gabarit imposant et leur participation au concours du plus solide double-échec, Shea Weber, Ben Chiarot et Joel Edmundson ne sont pas des clients faciles.

MAPLE LEAFS

La vitesse avant tout  

Ce n’est pas la spécialité des Leafs. D’ailleurs, Wayne Simmonds et Nick Foligno ont justement été acquis pour apporter cette dimension à l’équipe. Et devant le filet, Jake Muzzin et Zach Bogosian ne sont pas du genre à faire dans la dentelle. Pour ce qui est du reste, on parle surtout d’une équipe basée sur la finesse, la vitesse et la rapidité d’exécution.

Impondérables  

CANADIEN

Un congé profitable

Après 25 matchs en 44 jours, le Canadien aura bénéficié d’au moins une semaine de repos lorsque la série se mettra en branle. Assez pour permettre à la majorité des éclopés de revenir au jeu et aux autres de guérir leurs petits bobos. Brendan Gallagher, sur la touche depuis le 5 avril, devrait avoir du gaz en masse. Dans quel état reviendra Carey Price, dont le dernier match remonte au 19 avril ? Et qu’en sera-t-il de Shea Weber et de Phillip Danault ?

MAPLE LEAFS

De retour à temps

Les Maple Leafs ont pu compter sur le retour de Nick Foligno et de Frederik Andersen, mercredi à Ottawa. Mais, ils ont eu leur lot de joueurs sur la touche dans la dernière étape de la saison. Le nom de Zach Hyman est sur la liste des blessés à long terme depuis le 19 avril en raison d’une blessure au genou droit. Blessé à une épaule depuis le 21 avril, Zach Bogosian devrait revenir à temps pour les séries.