/world/usa
Navigation

Retour à la normale pour l’oléoduc visé par une cyberattaque aux États-Unis

Coup d'oeil sur cet article

Colonial Pipeline, l’opérateur de l’oléoduc américain paralysé par une cyberattaque le week-end dernier, a annoncé samedi un retour à la normale dans ses opérations, alors que des «millions» de litres d’essence seront livrés dans les stations-service d’une partie du pays, où la situation reste toutefois compliquée.

• À lire aussi: Colonial Pipeline: Biden veut parler cybercriminalité avec Poutine

• À lire aussi: Rançongiciels: payer ou pas, le dilemme des victimes

«Tous les marchés» de l’opérateur, une quinzaine d’États du Texas au sud jusqu’au New Jersey au nord-est, sont désormais approvisionnés, a-t-il affirmé dans un message sur Twitter.

Colonial Pipeline avait amorcé mercredi après-midi le redémarrage des opérations sur son réseau d’oléoducs de 8800 km, le plus important des États-Unis pour les produits raffinés.

«Nous reconnaissons la nature fondamentale de notre réseau pour des millions d’Américains», a ajouté Colonial Pipeline, soulignant qu’il livrait «en toute sécurité environ 100 millions de gallons de carburant par jour et environ 36 milliards de gallons par an» (un gallon équivaut à 3,79 litres).

La cyberattaque et la fermeture de l’oléoduc ont créé la panique chez les automobilistes, provoquant des files d’attente dans les stations-service et des pénuries dans plusieurs villes.

Selon les données récoltées par le site spécialisé GasBuddy, la situation restait compliquée samedi à Washington, avec 81% des stations de la capitale fédérale à court de carburant, ainsi qu’en Caroline du Nord (68%) et en Caroline du Sud (46%).

L’approvisionnement normal des stations-service risque de prendre «plusieurs semaines», avait estimé jeudi Patrick De Haan, analyste du site.

À la suite de cet incident, le prix moyen de l’essence à la pompe est passé au-dessus des 3$ le gallon pour la première fois depuis 2014, selon l’association automobile AAA.

L’attaque contre Colonial Pipeline, visé par un rançongiciel (ransomware), a relancé la polémique sur le manque de protection des sociétés essentielles pour le pays contre lesquelles les piratages informatiques se sont multipliés ces dernières années.

Colonial Pipeline s’est défendu samedi en affirmant avoir augmenté ses investissements dans ses programmes de technologie de l’information et la cybersécurité «de plus de 50% depuis 2017».

Mercredi, le président Joe Biden a signé un décret pour améliorer la cybersécurité aux États-Unis.