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Canadien et Maple Leafs: comme les Red Sox et les Yankees

Auston Matthews compare la rivalité entre le CH et les Maple Leafs à celle de deux géants du baseball

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Photo d'archives, AFP Le centre des Maple Leafs Auston Matthews sera un élément clé pour Toronto dans la série face au Canadien.

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Âgé de 40 ans, Sheldon Keefe n’était pas encore né lors du dernier affrontement éliminatoire entre le Canadien et les Maple Leafs. Dans le vestiaire des Leafs, il y a Joe Thornton, qui a vu le jour en 1979, mais il était encore dans le ventre de sa mère au moment du choc entre la bande de Guy Lafleur et celle de Darryl Sittler.

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Le CH avait balayé les Leafs en quatre rencontres au mois d’avril 1979. Quelques semaines plus tard, les Lafleur, Steve Shutt, Bob Gainey, Mario Tremblay, Yvon Lambert, Serge Savard, Larry Robinson, Guy Lapointe et Ken Dryden paradaient avec la coupe Stanley. C’était une quatrième conquête d’affilée pour le Tricolore. 

On raconte ici des exploits du passé. Riley Nash, qui fera ses débuts avec les Leafs en séries après plusieurs semaines à se remettre d’une blessure à un genou, a bien résumé l’enjeu de ce premier affrontement éliminatoire en 42 ans.

« Il y a beaucoup d’histoire chez ces deux équipes de longue date, a rappelé l’ancien centre des Blue Jackets de Columbus. Le Canadien et les Maple Leafs ont connu du succès, mais pas depuis 20 ou 25 ans. Les deux équipes veulent revenir à leur belle époque. Il y a énormément de passion chez les partisans des deux franchises. J’ai grandi dans l’ouest du pays [Edmonton] et j’ai reçu plusieurs messages d’amis au cours des derniers jours. Le gagnant de la série avait gagné la coupe Stanley la dernière fois [1979]. C’est une anecdote encourageante. On aimerait suivre la même route. »

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Les Leafs n’ont pas gravé leur nom sur le gros trophée depuis 1967. Ils n’ont pas gagné un seul tour en séries depuis 2004. Il y a donc une énorme pression pour gagner dans la ville qui héberge le Temple de la renommée du hockey. 

Apprendre dans la défaite

C’est probablement un cliché du sport : avant d’apprendre à gagner, il faut avoir expérimenté la douleur de la défaite. 

Dans ce domaine, les Maple Leafs ont un doctorat en apprentissage. 

Dans la bulle de Toronto l’été dernier, les Leafs ont subi l’élimination en cinq matchs (3 de 5) contre les Blue Jackets. Et les trois dernières années auparavant, ils avaient perdu au premier tour des séries, contre les Bruins de Boston (2019 et 2018) et les Capitals de Washington (2017). 

Depuis ses débuts dans la LNH en 2016-2017, Auston Matthews a toujours participé aux séries, mais il n’a jamais connu le sentiment de la victoire. 

« J’ai beaucoup appris des dernières années, a dit Matthews. Nous savons tous que c’est difficile de gagner en séries. C’est une saison différente. Nous sommes tous motivés dans ce vestiaire, que ce soit en raison de nos revers du passé ou simplement de notre désir de vaincre. Nous voulons changer la donne. »

Originaire de l’Arizona, Matthews a offert une comparaison intéressante pour décrire un premier tour contre le CH en séries.  

« C’est un peu comme les Red Sox et les Yankees, a affirmé le numéro 34. C’est assez incroyable, les deux équipes ont une histoire riche. Ça fait longtemps que ce n’est pas arrivé. On aura enfin droit à cette expérience. » 

Une machine

Il ne faut pas être un génie pour comprendre que Matthews sera un acteur clé dans cette série. Le centre de 23 ans a remporté pour une première fois le trophée Maurice-Richard avec une saison de 41 buts en seulement 52 matchs.

« C’était incroyable de le voir marquer à un tel rythme, a affirmé l’ailier William Nylander. Auston a du talent à revendre. On le sait depuis longtemps. À son premier match dans la LNH, il avait marqué quatre buts ! »

« C’était une saison d’exception pour lui, a renchéri le défenseur Jake Muzzin. C’était extraordinaire de le voir marquer autant de buts. Mais c’est maintenant une chose du passé. »

 Matthews et les Maple Leafs voudront maintenant écrire une nouvelle page de leur histoire ; mais une page au dénouement heureux, une rareté à Toronto depuis plusieurs années.