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La décomposition humaine se poursuit même en hiver, découvre l’UQTR

UQTR
Photo d'archives

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Des chercheurs affiliés à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont découvert que la décomposition cadavérique humaine pouvait se poursuivre en hiver, malgré le froid et la neige.  

Pour ce faire, le laboratoire extérieur de recherche en sciences thanatologiques [expérimentales et sociales] (REST[ES]) de l’UQTR, situé à Bécancour, a laissé deux corps à l'extérieur lors du dernier hiver afin de les étudier.

L’hypothèse des chercheurs était que la froidure hivernale interromprait le processus de décomposition.

«Nous avions assumé que les corps, placés sur le sol, seraient congelés par les basses températures de l’hiver, ce qui stopperait la décomposition. Mais en creusant sous un mètre de neige pour atteindre deux dépouilles, nous avons constaté visuellement que la décomposition se poursuivait et nous avons senti son odeur», a décrit, lundi, par voie de communiqué, Shari Forbes, directrice de REST[ES] et professeure à l’UQTR.

Mme Forbes a également expliqué que les conditions de cette expérience sont difficilement reproductibles ailleurs et qu’aucune publication scientifique n’a traité du sujet, ce qui rend cette découverte plutôt inédite.

Le REST(ES) travaille régulièrement en collaboration avec les forces de l’ordre de l’Ontario pour l’entraînement des chiens pisteurs. On leur apprend à repérer les dépouilles humaines selon les différents niveaux de décomposition.

Doutant que les experts canins puissent vraiment flairer les cadavres sous la neige, Shari Forbes a constaté avec plaisir qu’il était véritablement possible de le faire.

«Les maîtres-chiens m’ont souvent dit que leur chien pisteur pouvait trouver un corps sous la neige. Je leur répondais que ce n’était sans doute pas possible, en raison de l’absence d’odeur de décomposition pendant l’hiver. Mais maintenant, je sais que ces entraîneurs avaient raison», a-t-elle déclaré.

Cette découverte du laboratoire pourra aider dans d’autres domaines scientifiques et l’équipe de la professeure Forbes partagera ses résultats de recherche dans diverses publications.