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Les Leafs embauchent Danielle Goyette

Les Leafs embauchent Danielle Goyette
Photo d'Archives, AFP

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Lorsque Hayley Wickenheiser l’a contactée pour lui offrir le poste de directrice du développement des joueurs des Maple Leafs de Toronto, Danielle Goyette a été surprise. Très surprise. Même si elle adorait son emploi d’entraîneuse avec les Dinos de l’Université de Calgary, l’appel de la Ligue nationale de hockey (LNH) était simplement trop fort.

«Les Maple Leafs, c’est l’une des meilleures organisations sportives au monde, a lancé Goyette, lundi, lors d’une visioconférence. Je me suis demandé si je devais le faire ou non. Mais des opportunités comme celle-là, tu dois les prendre puisqu’elles peuvent ne jamais se représenter... Tellement de choses peuvent se produire quand on prend des risques dans la vie.»

«J’ai eu le sourire aux lèvres toute la journée en recevant les messages de tout le monde. C’est un rêve qui devient réalité. Quand tu es une jeune fille qui veut jouer au hockey, tu penses à la LNH. À un moment donné, tu te dis que ça ne sera pas possible. Nous avons été admises au Temple de la renommée, moi et Hayley; on ne pensait pas que ça arriverait. Et maintenant, on est dans la LNH. Les choses changent. Je me sens chanceuse de pouvoir ouvrir des portes. Pas juste pour nous, mais pour le sport féminin en général», a poursuivi la Québécoise de 55 ans.

«L’équipe de direction des Maple Leafs est ouverte et c’est le fun d’aller travailler pour une organisation comme ça, qui croit en toi, peu importe que tu sois une femme ou un homme. Si tu as les qualités, ils savent que tu vas faire un bon travail.»

Attachée aux Dinos

Goyette occupait le poste d’entraîneuse-cheffe de la formation féminine des Dinos de l’Université de Calgary depuis 2007. Un emploi qu’elle aimait beaucoup et qu’elle quitte avec un petit pincement au cœur.

«J’aimais ce que je faisais, le monde avec qui je travaillais, et je faisais à peu près ce que je voulais avec le programme», a indiqué celle qui a joué pendant 16 ans avec l’équipe nationale canadienne.

«C’était beaucoup d’émotions aujourd’hui. J’ai parlé aux joueuses et au personnel pour leur annoncer que j’allais relever de nouveaux défis avec les Maple Leafs. Elles étaient un peu déçues, mais tellement heureuses pour moi.»

Son long passage avec les Dinos a contribué à faire d’elle la candidate idéale pour seconder Wickenheiser, qui a été promue directrice senior du développement des joueurs.

«J’avais besoin de quelqu’un de très organisé sur la patinoire et à l’extérieur. Quelqu’un qui peut gérer plusieurs choses à la fois, qui comprend le développement des joueurs tant physiquement, émotionnellement que psychologiquement et qui a la capacité d’aller sur la glace et de travailler avec un Auston Matthews ou un John Tavares sans être intimidée, a expliqué Wickenheiser. Danielle est quelqu’un en qui j’ai vraiment confiance. Elle a une éthique de travail incroyable et elle a une véritable passion pour ce sport. Je ne pouvais penser à personne de plus qualifié pour ce poste.»

C’est donc avec un œil un peu différent que Goyette regardera la série de premier tour entre le Canadien et les Maple Leafs.

«Ce sera une bonne série. Toutes les fois que les Maple Leafs et le Canadien s’affrontent, ça donne de bons matchs et tu ne sais jamais ce qui va se produire. Je ne peux pas changer mon accent français, mais je peux changer l’équipe que j’encourage. En grandissant, j’ai appris le sport en regardant le Canadien. Maintenant, je vais travailler pour les Maple Leafs et je veux qu’ils fassent bien.»