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Les Québécois jardinent et ont de plus en plus le pouce vert

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On dit souvent que le jardinage est bon pour le corps et l’esprit. Possiblement, et selon toute vraisemblance, tout porte à croire que ce sera une activité extrêmement populaire cette année, encore une fois.

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L’an dernier, 51 % des gens sondés ont cultivé au moins une variété de fruits ou de légumes dans un jardin. Parmi eux, 17,4 % ont commencé à faire pousser des aliments à la maison en 2020, pendant la pandémie de COVID-19. Il s’agit de près d’un Québécois sur cinq. C’est énorme. Un total de 67 % des nouveaux jardiniers en 2020 convenaient que la pandémie de COVID-19 a influencé leur décision de commencer à faire un potager.

Des jardins dans la cour, en arrière ou en avant de la maison, sur le balcon, dans des jardins communautaires : tout le monde fait pousser toutes sortes de choses. Tomates, concombres, carottes, laitues, fines herbes, tournesol, blé d’Inde, patates, même des fruits, comme les fraises. Certains planifient même à long terme en plantant des arbres fruitiers.

D’ailleurs, avec un taux de 31 %, c’est au Québec que l’on utilise le plus souvent le balcon comme espace de jardinage. De plus en plus de municipalités permettent même des animaux de ferme, les poules par exemple.

Les prix des aliments inquiètent

Plusieurs facteurs motivent les Québécois à jardiner. L’an passé, c’était la perspective de manquer de nourriture. Le sentiment de vulnérabilité en a incité plusieurs à utiliser leur pouce vert. Pour cette année, ce sont les prix qui effraient la population.

De nombreux Québécois sont clairement préoccupés par l’abordabilité des aliments. Plus de 85 % des personnes interrogées récemment craignent que le prix des denrées alimentaires augmente à un point tel qu’elles auront de la difficulté à en acheter, que les produits soient locaux ou non. Notre agriculture est sur le point de prendre la relève des produits importés, mais chaque année apporte son lot de surprises côté prix.

Selon l’achalandage que nous voyons déjà dans les jardineries, la popularité du jardinage ne sera pas l’histoire d’une seule saison. Même si jardiner demande du temps et beaucoup de travail, les avantages sont innombrables. Et ce n’est pas facile non plus, car cette activité implique beaucoup d’essais et d’erreurs. Mais le jardinage réconforte et amène son brin de sérénité dans nos vies. C’est aussi une bonne activité physique.

Un propriétaire ou un locataire peut se permettre de mettre à profit son espace. Et puisque ce dernier est de plus en plus précieux avec la hausse des loyers et des valeurs immobilières, pourquoi ne pas le faire travailler ?

Une activité là pour rester ?

Bien sûr, avec le déconfinement progressif, seul le temps nous dira si les Québécois continueront à jardiner une fois le gros de la pandémie terminé. Mais en matière de cuisine et de jardinage, les connaissances des Québécois se sont améliorées durant la pandémie. Ils sont plus en mesure d’apprécier ce que le secteur agroalimentaire a toujours fait pour eux. Et c’est tant mieux.

Il n’y a rien de mauvais dans le jardinage ; que du bon. Alors, profitez-en cet été. Et même si vous êtes tentés de laisser tout tomber parce que la vie normale reprend son cours peu à peu, n’oubliez pas ce que vous avez appris en jardinant, ou du moins, appréciez davantage ce que les producteurs agricoles font pour vous, chaque jour.

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