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Moins de femmes, plus de medtech

C’est le constat de la Fondation Montréal inc. au sujet des effets de la pandémie sur l’entrepreneuriat

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Photo tirée du site WEB La plateforme Arrivage peut s’avérer fort utile pour les producteurs québécois qui veulent commercialiser eux-mêmes les mets qu’ils concoctent.

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La pandémie a mené moins de femmes à présenter des projets entrepreneuriaux à Montréal inc. au cours des derniers mois, constate la directrice générale de la Fondation, Liette Lamonde, qui remarque aussi que « tout ce qui est science et santé a explosé dans la dernière année ».

« On voit qu’il y a moins de femmes qui se lancent en affaires qu’avant. Il y en avait déjà moins que chez les hommes, donc c’est vraiment inquiétant », croit-elle. 

Montréal inc. compte sur un réseau de 450 coachs bénévoles et offre chaque année un accompagnement à 40 entreprises de moins de deux ans, soit celles qui se démarquent parmi les plus de 100 candidatures annuelles que reçoit la Fondation.

« La pandémie a forcé les femmes à rester à la maison, c’est ce qu’elles nous disent. Elles auraient pu se lancer dans les derniers mois, mais elles ont finalement mis ça sur pause pour s’occuper de la famille. C’est décourageant, mais on garde le moral », ajoute Mme Lamonde. 

Nombre global stable

Celle qui dirige Montréal inc. depuis 15 ans dit espérer que ce ne soit qu’une baisse temporaire qui ne mènera pas à un recul à moyen et à long termes, car la Fondation travaille fort depuis de nombreuses années pour encourager les femmes à se lancer en affaires, notamment au moyen de son programme Fondatrices.

Si Liette Lamonde constate une baisse marquée du nombre de femmes, le nombre de projets présentés, lui, se maintient malgré la pandémie. Et « il se passe quelque chose en medtech à Montréal, c’est très, très évident ». 

Il y a deux ans, Montréal inc. n’avait appuyé qu’une seule entreprise du secteur de la technologie médicale dans sa cohorte de 40 entrepreneurs. « Cette année, on a reçu une tonne de candidatures, et ces entreprises représentent près de 50 % de notre cohorte », dit-elle.  

Cinq entreprises montréalaises qui se sont démarquées   

La Fondation Montréal inc. tenait vendredi sa grand-messe annuelle, sa sixième du genre en autant d’années. C’était l’occasion pour 40 jeunes entreprises montréalaises de se faire connaître davantage. Voici cinq jeunes entreprises qui ont retenu notre attention.


GALLEA 

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Il s’agit d’une galerie d’art en ligne qui a connu un fort essor en raison de la pandémie. Lancée au départ pour faire le pont entre les commerces et les artistes, l’entreprise souhaite maintenant faire découvrir une quantité impressionnante d’artistes à quiconque s’en donne la peine. 


LEAV 

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Réduire, voire faire disparaître le temps d’attente à la caisse, au magasin, voilà le défi que souhaite relever cette jeune entreprise dirigée par trois Québécois dans la vingtaine. On arrive au magasin, on scanne les produits qu’on veut acheter avec son téléphone puis on paye avec le même téléphone. 


ELITE NEUROKINETIK

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Surnommée ENK, l’entreprise utilise la technologie pour réduire les commotions cérébrales chez les athlètes et pour améliorer leur sécurité en général, de l’entraînement jusqu’au championnat. L’équipe compte deux psychologues de l’enfance et un ex-footballeur qui se spécialise dans l’imagerie cérébrale.  


COINMILES

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Obtenir des bitcoins en faisant nos emplettes en ligne ? C’est le pari que fait cette jeune entreprise montréalaise, qui veut devenir l’Air Miles de demain. Elle compte déjà plusieurs partenaires, dont Microsoft, La Source et Home Depot.


ARRIVAGE

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Menée par le jeune Français Thibault Renouf, Arrivage veut aider les petits producteurs québécois en facilitant leurs relations avec leurs acheteurs, comme les restaurants et les détaillants. Les clients peuvent ainsi commander directement de ceux et celles qui font pousser les aliments, qui eux peuvent aisément trouver de nouveaux clients.

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