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Paul Maurice s’inspire du passé pour le présent

Paul Maurice s’inspire du passé pour le présent
Photo AFP

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L’entraîneur-chef des Jets de Winnipeg, Paul Maurice, accorde plus ou moins d’importance à la fin de saison peu convaincante de sa formation et évoque son meilleur parcours éliminatoire en carrière pour rappeler que le passé ne compte plus une fois les séries amorcées. 

Ayant conclu au troisième rang de la section Nord, l’équipe manitobaine affrontera les Oilers d’Edmonton au premier tour dès mercredi et commencera les éliminatoires avec le statut de négligée. Une séquence de sept revers a soulevé le doute chez plusieurs à leur égard et se retrouver avec un vent de face au moment de croiser le fer avec la bande de Connor McDavid n’est certes pas idéal.

Cependant, Maurice est un instructeur d’expérience qui en a vu d’autres. En entrevue au réseau Sportsnet, il a rappelé les séries de 2002, pendant lesquelles ses Hurricanes de la Caroline avaient contre toute attente participé à la finale. Avant de s’incliner devant les puissants Red Wings de Detroit, les Ouragans avaient fait fi d’une fin de calendrier ordinaire pour prendre de la vigueur en séries, écartant notamment au passage le Canadien de Montréal en deuxième ronde.

Ainsi, une seule victoire en séries peut effacer bien de mauvais souvenirs récents et qu’il n’est pas nécessaire de connaître une fin de calendrier exceptionnelle pour espérer gagner la coupe selon lui. D’ailleurs, les partisans du Tricolore ayant vécu les conquêtes de 1986 et 1993 seront d’accord avec Maurice, puisque le Canadien avait peiné en fin de saison régulière à chaque occasion avant de relever la tête.

«En 2002, on a commencé à remporter des matchs en prolongation et ce fut différent à partir de là. Le rythme qu’on a acquis est devenu significatif et les joueurs ont commencé à croire qu’ils se sortaient du marasme», a affirmé le pilote des Jets.

Pour s’encourager, celui-ci peut souligner le contexte atypique de l’année 2020-2021 ainsi que des transformations importantes au sein de son groupe. Le Québécois Pierre-Luc Dubois est arrivé en provenance des Blue Jackets de Columbus en janvier, sauf qu’il est passé du centre – sa position naturelle – à l’aile droite. Et l’absence de Nikolaj Ehlers, qui devrait effectuer un retour au jeu face aux Oilers, a été bien perceptible.

«Ç’a été une campagne rocambolesque avec le réaménagement des sections, l’horaire, les matchs reportés et tout le reste, a énuméré Maurice. Pour les joueurs, les changements relatifs à leur rôle et les défis se présentant à eux se sont quelque peu perdus dans leur esprit à cause de cela.»

Vaut-il mieux être les négligés?

Maintenant qu’ils auront à se battre contre un club ayant connu de bons moments en fin de campagne, les Jets savent qu’ils ne représentent pas un choix populaire dans les prédictions sur les prochains récipiendaires de la coupe. Cela pourrait constituer un avantage, d’après Maurice.

«Si on retourne en 2002, les Hurricanes étaient passés un peu sous le radar, a-t-il dit. La pression sur leurs épaules provenait de l’interne et non de l’extérieur.»