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Le déconfinement devra être ambitieux

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Le gouvernement Legault nous annoncera ce soir son plan de déconfinement.

Qu’on nous permette de formuler quelques attentes. Il devra être à la fois rigoureux et ambitieux. 

Rigoureux d’abord : le flou est devenu intenable. 

Il faut savoir désormais à quel rythme nous retrouverons nos vies et nos libertés, sans quoi le commun des mortels décidera de le faire à sa manière.

Vaccin

Il y a des limites à tenir la population dans un bocal. Faut-il rappeler que l’été dernier, nous avions des libertés plus étendues ? N’oublions pas non plus que la vaccination est une grande réussite !

Voilà pourquoi ce plan doit être aussi très ambitieux. 

Principe de base : l’insensé couvre-feu devrait tomber. 

Il y a quelque chose de carcéral à devoir rentrer chez soi alors même que les soirées douces commencent, dans un pays où il y en a finalement peu dans l’année. 

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Ensuite, les lieux de rassemblement devraient rouvrir. Je ne parle pas seulement des terrasses, mais aussi des restaurants, à brève échéance. 

Poussons plus loin. Nous devrions avoir le droit de nous recevoir mutuellement chez nous. Que le gouvernement fixe certaines limites, s’il le faut. Mais qu’elles soient larges, pour que cesse enfin cette odieuse habitude covidienne de la dénonciation de ses voisins. La délation ne saurait être considérée comme une pratique vertueuse. 

Couvre-feu

Que le masque tienne dans les boutiques, les transports en commun, soit. Autrement dit, que l’on conserve les gestes d’une saine prudence. Mais il faut en finir avec ce grand confinement. La Covid est là pour rester. Il fallait la domestiquer. Nous sommes en train d’y parvenir. 

Naturellement, les experts de la santé publique aiment leur pouvoir acquis depuis un an. Ils rêvent d’une situation sanitaire idéale avant de nous restituer nos libertés.

Leur point de vue ne saurait être le seul autorisé. Nous ne voulons pas du gouvernement des docteurs.