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Ouvrir juste les terrasses est illogique pour des tenanciers

GEN-Portrait de M Renaud Poulin tenancier du resto bar La Chope à Châteauguay
Photo agence QMI, Mario Beauregard Renaud Poulin, du resto-bar La Chope, déplore que juste les terrasses des restos rouvriront.

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Des tenanciers de restaurants et de bars préviennent Québec que de permettre la reprise du service aux tables, mais seulement sur les terrasses extérieures, sera insuffisant pour assurer leur survie.

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Le gouvernement devrait confirmer en fin de journée aujourd’hui la réouverture des terrasses dans une dizaine de jours. Un scénario jugé « illogique et insensé » par des acteurs de la restauration.

« Ça nous fait peur. En permettant seulement les terrasses, beaucoup de commerçants ne pourront simplement pas rouvrir, car ça ne sera pas rentable », confie Renaud Poulin, propriétaire du resto-bar La Chope, à Châteauguay.

Cette mesure est discriminatoire pour ceux qui n’ont pas les installations nécessaires, juge M. Poulin, également président de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec. Peter Sergakis, président de l’Union des tenanciers de bars du Québec, est du même avis.

Les deux entrepreneurs sont peu convaincus de la rentabilité d’ouvrir uniquement les terrasses, notamment en raison de la météo changeante et imprévisible. 

« On fait quoi s’il commence à pleuvoir et que les clients ne peuvent pas rentrer en dedans pour se réfugier ? Ils ne voudront pas régler la facture s’ils doivent laisser leur assiette là, sans même avoir terminé leur repas », déplore M. Sergakis, propriétaire de plusieurs établissements, dont le M2, à Montréal.

L’Association des restaurateurs du Québec abonde dans le même sens : « Ce n’est pas tous les restaurants qui ont une terrasse, ni tous les commerces dont la terrasse est couverte et protège les clients des intempéries », soutient François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales.

Tout ouvrir

Selon ces trois associations, le temps est venu de permettre l’ouverture des salles à manger en zone rouge, même s’il faut réduire la capacité d’accueil ou encore en limiter l’accès aux personnes d’une même bulle familiale.

Qu’importe ce qu’il sera annoncé aujourd’hui, la microbiologiste-infectiologue Caroline Quach croit que le plan de déconfinement doit privilégier les rassemblements extérieurs dans les parcs, les terrasses ou les cours arrière tant que le taux de vaccination à deux doses ne sera pas plus élevé.

« Ce virus-là se transmet beaucoup moins bien à l’extérieur, donc restons dehors. À l’intérieur, si c’est ventilé, ça va. Si on a un masque pour des périodes plus prolongées, ça va aussi », a-t-elle dit en entrevue à TVA.

Elle a ajouté que la montée des variants la « chicote toujours un peu. »

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