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Québec mise 150 millions $ de fonds publics dans Olymel

L’investissement vise à consolider les activités de l’entreprise en sol québécois

Olymel
Photo courtoisie Bicha Ngo, v.-p. exécutive, Placements privés d’Investissement Québec, Réjean Nadeau, PDG d’Olymel, Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie, Chantal Soucy, députée de Saint-Hyacinthe, André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et Ghislain Gervais, président de Sollio Groupe Coopératif et président du CA d’Olymel, mardi, devant le siège social d’Olymel.

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Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, estime que les contribuables québécois « vont faire de l’argent » en investissant 150 millions de dollars de fonds publics dans le géant Olymel.

« Je suis très confiant que le gouvernement et les Québécois vont faire de l’argent avec l’investissement », a assuré Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie, lors de l’annonce au siège social d’Olymel à Saint-Hyacinthe.

Mardi, le PDG d’Olymel, Réjean Nadeau, a reçu un investissement de 150 millions $ des mains de Pierre Fitzgibbon et du ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, pour consolider ses activités chez nous. 

Sur les 150 M$ de Québec, 74 M$ viennent du nouveau Fonds pour la croissance des entreprises québécoises (FCEQ) du ministère de l’Économie et 76 M$ d’Investissement Québec (IQ).

En gros, l’État souhaite aider Olymel à réaliser en quatrième vitesse des projets d’investissements totalisant 315 M$.

Production, abattage, transformation, distribution de viande de porc et de volaille... Olymel ambitionne d’améliorer les processus et les équipements de ses usines pour poursuivre sur sa lancée.

Le géant québécois veut notamment améliorer ses systèmes informatiques, bonifier deux abattoirs de poulet, faire le préemballage et ajouter un deuxième quart de travail à son usine d’Ange-Gardien, en Montérégie.

« Pas défensif »

Alors que le gouvernement Legault fait du maintien des sièges sociaux au Québec son cheval de bataille, son ministre économique a souligné mardi qu’il fallait mieux consolider celui d’Olymel, même s’il n’est pas menacé.

« Ce n’était pas défensif pour le perdre, mais offensif pour le solidifier. C’est ce que l’on fait généralement dans les entreprises », a résumé Pierre Fitzgibbon.

« Souvent quand c’est défensif, il est trop tard », a ajouté par la suite le PDG d’Olymel, Réjean Nadeau, qui a confirmé ne pas avoir eu de discussions sur une prise de contrôle étrangère ayant pour effet de déménager le siège social.

Quand Le Journal a demandé à Pierre Fitzgibbon si Olymel, qui a un chiffre d’affaires de 4,5 milliards $, avait besoin de cet argent, il a rétorqué que oui sans la moindre hésitation.

« Il est important que le gouvernement mette la charge dans les batteries des entreprises pour les rendre plus productives », a-t-il imagé, en rappelant qu’il fallait réduire l’écart de productivité avec nos compétiteurs étrangers.

Le syndicat « étire l’élastique »

Par ailleurs, le PDG d’Olymel a réagi à la sortie publique des syndiqués de Vallée-Jonction en grève depuis trois semaines qui qualifient les dernières offres patronales d’« insulte ».

Selon lui, les syndiqués étirent l’élastique avec leurs demandes.

« Si on acceptait la demande syndicale, non seulement on serait au-delà de 21,7 % de plus que nos compétiteurs, mais on serait dans un ordre de presque 65 % de plus que nos compétiteurs canadiens », a conclu Réjean Nadeau.

Mardi, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, a fait valoir que l’investissement allait contribuer à accroître l’autonomie alimentaire des Québécois.


Olymel en quelques chiffres  

  • Exportations : 65 pays  
  • Employés : 15 000  
  • Chiffre d’affaires : 4,5 G$  
  • Usines et centres : 35    

Source: Olymel

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